Pour la première fois un joueur de couleur, Fabio Liverani, évoluera sous  » la  » couleur de la  » Squadra Azzura  » l’équipe nationale de football italienne, qui affronte ce mercredi l’Afrique du Sud en match amical. C’est une véritable révolution dans ce pays où sévit souvent un racisme exacerbé, surtout dans les stades de football.


Si un jour on avait prédit au joueur métis de Pérouse, Fabio Liverani, fils d’un père italien et d’une mère somalienne, qu’il évoluerait un jour sous les couleurs de la  » squadra azzura  » et chanterait l’hymne national avec des joueurs tels que Alexandro Del pierro, Filipo Inzaghi et autre Christian Vieri, il n’aurait pas parié son maillot.

Mais voilà, le destin joue bien des tours, surtout quant il est aidé par un talent extraordinaire. Car talentueux, Liverani l’est à coup sûr. Il ne faut pas voir en lui un palliatif aux tristes événements qui touchent le football italien. Le sport transalpin souffre actuellement d’un racisme flagrant, spécialement dans les stades de football où les joueurs de couleur endurent insultes, crachats, chants racistes et jets d’objets divers Le joueur avoue lui même :  » j’entends ces insultes depuis que je suis tout petit. Ils croient m’offenser avec ça, alors que ça ne fait que me motiver davantage « . Trapatoni, le sélectionneur national, n’est pas un philanthrope et il ne le sélectionnerait pas s’il n’avait pas un niveau international. Il affirme d’ailleurs  » qu’il se devait de le récompenser après une saison exceptionnelle « .

Que de symboles !

On ne peut manquer de voir deux symboles importants dans ce match amical contre l’Afrique du Sud. Le premier bien sûr, c’est l’intégration de ce joueur métis, pionnier malgré lui dans ce pays qui a tant de mal à accepter ses étrangers, et le second c’est cet affrontement contre l’Etat qui représenta pendant longtemps le summum du racisme et de la ségrégation. Mais qui maintenant évoque la lutte pour l’égalité des hommes avec comme chef d’orchestre son ancien président, Nelson Mandela.

Mais un symbole reste un symbole et un grand pays comme l’Italie ne peut continuer à se voiler la face. Le racisme, surtout dans le sport et particulièrement dans le Calcio, est une affaire qui mérite toute l’attention des autorités. On ne demande pas un  » Azzura negra  » mais une équipe qui représenterait mieux toute la diversité et la richesse de sa population…