Deuxième du groupe E des éliminatoires de la Coupe du monde 2014, le Gabon joue gros samedi avec la réception du Gabon à l’occasion de la 6e journée de la phase de poules. Même un succès n’assurera pas automatiquement la qualification aux Etalons pour les barrages, car dans le même temps le Congo ne doit pas s’imposer contre le Niger. Une configuration que déplore le sélectionneur, Paul Put.


Entretien réalisé par Cafonline.com

Le match de samedi est capital. Mais jusqu’au coup de sifflet final de Niger-Congo, vous ne saurez rien de votre futur dans ces éliminatoires de la Coupe du monde…

A ce sujet on ne peut qu’avoir des regrets. Sans une faute administrative, nous serions en tête du groupe avec les meilleures chances de qualification. Je fais allusion au match perdu sur tapis vert contre le Congo lors de la première journée pour avoir aligné un joueur qui n’était pas qualifié. Nous avions fait un nul chez nous tandis que là la sanction a été lourde, trois points de perdu face au Congo. Aujourd’hui il faut faire comme si la qualification dépendait de notre seule victoire et ne pas avoir l’oreille tendue à l’écoute du match de Niamey. Nous espérons que le Niger jouera le jeu comme si de sa confrontation avec le Congo dépendait sa propre qualification.

Que ressentirez-vous en cas d’élimination malgré une victoire ?

Le ciel nous tombera un peu sur la tête mais forcément nous nous sommes un peu préparés à une issue négative puisque nous ne sommes pas en position de force. Très vite arriveront les éliminatoires de la CAN 2015. Finaliste de la dernière édition, les Etalons doivent poursuivre sur leur lancée et être présents lors de la prochaine édition. J’ai toujours dit qu’il y a encore du travail à faire pour le football burkinabé parce qu’il ne s’agit pas de jouer une finale et de dire que nous sommes arrivés même si nous commençons à devenir important dans le football africain. Un football s’inscrit dans la durée.

Plusieurs éléments importants feront défaut samedi

Ce que je déplore déjà, c’est que certains joueurs aient rejoint le groupe tardivement à cause de matches en clubs suivis de problèmes de vols. En plus, il faudra se passer malheureusement de joueurs tels qu’ Alain Traoré, victime de blessure en club le samedi 31 août, d’ Aristide Bancé, blessé avant le début de la saison et qui n’a pas été libéré par le médecin de son club. Nous avons également des joueurs qui évoluent en Egypte où depuis des mois, il n’y a pas de compétition pour les clubs. Il y a en plus, le titulaire en défense centrale, Paul Koulibaly qui est suspendu. Ceux qui seront sur le terrain, quels qu’ils soient, devront vaincre le Gabon.

Y a-t-il un goût de revanche dans ce match suite à votre défaite à l’aller et peut-on évoquer un face-à-face Paul Put –Paulo Duarte, votre prédécesseur à la tête des Etalons ?

Nous ne jouons pas contre Paulo Duarte mais contre le Gabon. Il ne s’agit pas d’un duel entre deux hommes. Pour moi c’est un match comme les autres.