L’assemblée générale de la CAF a adopté une mesure qui limite à trois le nombre de mandats maximum pour le président de l’instance dirigeante du football africain. Mais la réforme n’est pas rétroactive. En poste depuis 1987, Issa Hayatou peut donc encore briguer trois mandats !


L’heure du changement a sonné à la CAF. Mais pas pour tout de suite ! Réunie jeudi dernier, l’assemblée générale de l’instance dirigeante du football africain a adopté plusieurs mesures. Parmi elles, celle, révolutionnaire, qui va désormais limiter les mandats du président de la CAF à 12 ans maximum, soit trois mandats. Une façon de suivre la FIFA qui a adopté une mesure similaire en février dernier.

Cependant, cette réforme ne prendra effet qu’à partir de la prochaine élection et ne sera pas rétroactive. Rien n’empêche donc Issa Hayatou, en poste depuis 1987, de briguer trois nouveaux mandats à partir du prochain scrutin en mars 2017. A signaler que la mesure s’appliquera aussi aux membres du comité exécutif de la CAF. Pour rappel, le Camerounais de 70 ans a déjà obtenu la suppression de la limite d’âge afin de lui permettre de se présenter l’an prochain s’il le souhaite. Ce qui devrait être le cas puisque le dirigeant dispose encore de forts soutiens comme il a pu le vérifier à l’occasion de l’assemblée générale.

Lors du rassemblement, les présidents de fédérations ont en effet repoussé un amendement des statuts de la CAF soumis par la Fédération de Djibouti. La proposition visait à supprimer la règle introduite en septembre 2012 et obligeant les candidats à la présidence de la CAF à être ou avoir été membres du comité exécutif de l’instance dirigeante du football africain. Un amendement qui avait été taillé sur mesure afin d’écarter l’Ivoirien Jacques Anouma de la course à la présidence de l’instance, offrant en mars 2013 une réélection facile à Hayatou. Mais seulement 16 fédérations ont voté en faveur de l’amendement proposé par Djibouti, 5 se sont abstenues et 32 ont voté contre. Autant de soutiens probables à Hayatou.