Opposé au Nigeria en barrages de la Coupe du monde 2014, l’Ethiopie accueille les Super Eagles ce dimanche pour le compte du match aller. Loin d’êtres donnés favoris de cette affiche, les Walyas et leur sélectionneur, Sewnet Bishaw, affichent une sérénité à toute épreuve et veulent entrer dans l’histoire de leur pays.


Entretien réalisé par Cafonline.com

Quelles sont vos attentes pour le match de dimanche face au Nigeria ?

Nous participons à ces éliminatoires pour aller au Brésil à la phase finale de la Coupe du monde que nous n’avons jamais connue. Il est temps pour l’Ethiopie d’avoir une place dans le gotha mondial. Cette année nous avons atteint les barrages et sommes à deux matches de la Coupe du monde. Ça passe ou ça casse. Je pense que dimanche nous n’avons pas une autre alternative que la victoire.

Le Nigeria est champion d’Afrique mais vous semblez confiant dans la victoire de votre équipe. Sur quoi repose votre optimisme ?

Le Nigeria est un grand d’Afrique et a déjà participé à quatre phases finales de Coupe du monde. Mais vous devez savoir que ce n’est pas toujours l’équipe la plus forte sur le papier qui l’emporte. Le résultat s’obtient au bout de 90 minutes. Le Nigeria n’a pas construit sa réputation d’un coup. Nos victoires successives lors des éliminatoires ont permis d’améliorer notre position au classement FIFA. Nous commençons aussi à construire notre réputation en Afrique. Nous envisageons gagner contre le grand Nigeria pour faire rentrer notre pays dans la cour des grands.

Le public éthiopien ne rêve que de voir vos pronostics se traduire dans la réalité…

Nous rentrons sur le terrain pour gagner. Mais ça ne veut pas automatiquement dire que l’équipe qui désire le plus la victoire finira par l’emporter. S’il y a une contre-performance, il faudra l’accepter. C’est le football. Nous ferons tout pour gagner mais si ce n’est pas le cas, notre public doit se préparer à accepter la vérité qui sortira du terrain.

Certains joueurs de la sélection nationale du fait de leur agenda en club n’ont pas toujours été avec le reste du groupe. Cela vous a-t-il perturbé dans la préparation ?

Pour l’essentiel, les joueurs sont ensemble depuis la mi-septembre. Au début nous nous entraînions deux fois par jour, maintenant c’est une seule séance chaque jour. Ils sont au top physiquement, leur moral est au beau fixe et ils sont motivés à écrire l’histoire pour leur pays et eux-mêmes.

Votre attaquant vedette, Getaneh Kebede, est blessé. Pensez-vous qu’il sera remis pour dimanche ?

Getaneh a eu une blessure avec son club en Afrique du Sud et a été écarté des terrains pendant un moment. Depuis qu’il a rejoint la sélection cette semaine, je n’ai pas encore eu la confirmation du staff médical sur sa disponibilité pour dimanche. C’est un joueur clé mais s’il n’est pas en jambe nous avons d’autres attaquants tout aussi performants. La bonne nouvelle c’est que tous les autres joueurs se portent bien. Saladin Said, Shimeles Bekele et Addis Hintsa qui arrivent aussi de leurs clubs sont en bonne forme. Donc il n’y a pas d’inquiétudes à se faire en cas d’absence de Getaneh Kebede.