Lundi, dans un communiqué, le syndicat mondial des joueurs de football (FIFpro) a exprimé sa prodfonde consternation après « le geste infâme » qui a entraîné la mort d’Albert Ebossé, samedi, en Algérie. Le syndicat met en garde. »Si les mesures drastiques ne sont pas prises, en Algérie comme dans un grand nombre d’autres pays africains, pour préserver la sécurité des footballeurs, d’autres incidents sont malheureusement à craindre« , souligne Stéphane Burchkalter, secrétaire général de la Division Afrique. « Mais en l’état actuel des choses, du fait de l’inconstance et de l’inconsistance d’un grand nombre de dirigeants, de la passivité des fédérations face aux manques flagrants pourtant sus et connus de tous, il y a fort à parier que les décisions, pourtant appelées par l’ensemble des footballeurs, resteront lettres mortes. »

La FIFpro regrette qu’il n’existe pas de syndicats de footballeurs en Algérie. « On laisse les dirigeants agir à leur guise, sans le moindre professionnalisme. On les laisse ‘(…) jouer avec la vie des joueurs en organisant des compétitions où la plus élémentaire des sécurités n’est pas assurée. C’est pourtant la moindre des choses ! (…) Et c’est pourquoi nous regrettons, une fois encore, l’absence d’ouverture et de dialogue de la Fédération algérienne. (…) Sportivement, l’Algérie a montré de quoi elle était capable lors de la dernière Coupe du monde au Brésil, mais cela ne suffit pas. Ne suffit plus !« , conclut le communiqué.