Lourde tâche pour Gernot Rohr. Le nouveau sélectionneur du Gabon devra remplacer Alain Giresse à la tête des Panthères. Mais l’ancien défenseur de 56 ans, qui vient de quitter Nantes, ne s’inquiète pas. A l’écouter, le Gabon pourrait en surprendre plus d’un lors de SA CAN.


Contrairement à d’autres nations africaines, la fédération gabonaise de football n’aura pas pris son temps pour trancher: Alain Giresse évincé, c’est Gernot Rohr qui lui succède à la tête des Panthères.

D’entrée, le technicien franco-allemand a évoqué sur RMC « un projet ambitieux et intéressant » pour une nation qui co-organise, avec la Guinée Equatoriale, la Coupe d’Afrique 2012. L’ancien entraîneur de Nice sera épaulé par un autre habitué du Stade du Ray, José Cobos.

Qualifié d’office en tant qu’organisateur, le Gabon de Gernot Rohr se prépare à passer deux ans plutôt tranquilles, où il sera parfois difficile de motiver les joueurs. L’ancien joueur du Bayern Munich le sait, il va falloir s’atteler à la tâche: « Tout d’abord, il va falloir établir un programme de préparation car il n’y pas de matchs éliminatoires à faire puisque nous sommes déjà qualifiés. » Les Panthères seront sur le pont dès le 13 mars pour une rencontre amicale face à la République Démocratique du Congo qui ne concernera que les joueurs locaux.

Un contrat de deux ans

Il faudra donc attendre avant de voir le Gabon de Rohr à l’œuvre. Une chose est sûre: il faudra effectuer une revue d’effectif. L’ancien boss de l’Étoile du Sahel n’a, par exemple, pas encore choisi de capitaine. « Il faut d’abord que je vois les joueurs et le président de la Fédération. Il faudra aussi faire connaissance avec l’ensemble de l’effectif. Beaucoup de joueurs jouent à l’étranger mais il y en a aussi dans le pays. Donc avant de nommer un capitaine, je voudrais faire connaissance avec tous les joueurs. Je ne choisirai mon capitaine qu’ensuite », a-t-il expliqué à nos confrères de football365.

Mais l’ampleur de la tâche ne semble pas effrayer le nouveau sélectionneur des Panthères. « Il n’y a pas beaucoup de licenciés au Gabon. Certes, le vivier est moins important qu’ailleurs en Afrique mais il y a des garçons intéressants. Daniel Cousin par exemple. On en connaît d’autres. Il y a de quoi construire », assure-t-il tout sourire avant de parapher un contrat de deux ans.