Le Panathinaïkos espérait prendre une option à domicile dans ces barrages de Ligue Europa. Il n’en sera rien. Opposé au Viktoria Plzeň, toujours invaincu dans la compétition cette saison, le club grec a dû se contenter d’un nul frustrant (2-2), au terme d’une rencontre très difficile pour Alban Lafont.
Deux bourdes coûteuses
Dès l’entame, le danger tchèque s’est concrétisé. À la 11e minute, suite à une première tentative repoussée plein axe par Lafont, Denis Višinský ouvre le score d’une frappe sèche que le gardien Ivoirien ne peut qu’effleurer.
L’international grec d’origine sierra-léonaise et ghanéenne Andreas Tetteh renverse la situation grâce à un doublé (31e, 61e), redonnant l’avantage aux siens dans un match ouvert et rythmé. Longtemps, Lafont semblait même retrouver de la sérénité, signant plusieurs arrêts importants.
Mais la soirée bascule sur une frappe lointaine de Tomáš Ladra. Sur cette tentative pourtant anodine, Lafont repousse le ballon d’une main trop molle… directement dans ses propres filets. Une erreur fatale qui scelle le score et laisse un goût amer avant le retour en République tchèque.
Sa prestation a été commentée, entre autres, par l’ancien gardien Français devenu consultant, Mickaël Landreau sur Canal + : “Il peut faire mieux, il doit faire mieux, à nouveau la main qui fléchit et qui n’est pas ferme. Il souhaitait faire mieux, ça se voit sur son visage.“
Installé dans les buts du Panathinaïkos cet hiver, Alban Lafont tente de relancer une dynamique malmenée ces dernières saisons. Toujours lié au FC Nantes, l’ancien grand espoir du football français cherche à retrouver un statut perdu depuis son déclassement en 2024.
Mais ce nouveau coup dur ravive les doutes. Si le Panathinaïkos venait à être éliminé au match retour, cette double confrontation pourrait peser lourd dans la perception de sa saison et, plus largement, de sa trajectoire récente.
Un rappel douloureux de la CAN 2025
Cette mésaventure européenne rappelle inévitablement un autre épisode difficile : son match face au Gabon lors de la CAN 2025. Titularisé pour la première fois du tournoi, Lafont avait vécu une première période cauchemardesque.
Une frappe relâchée, une relance hasardeuse et plusieurs situations mal maîtrisées avaient alors fragilisé la Côte d’Ivoire, pourtant sauvée in extremis par une remontée spectaculaire (3-2).
Un espoir encore possible ?
À 27 ans, la carrière d’Alban Lafont est loin d’être figée. Le talent qui l’avait propulsé titulaire en Ligue 1 à seulement 16 ans ne peut pas avoir disparu. Mais la confiance, élément central pour un gardien, semble aujourd’hui fragile.
Le match retour à Plzeň représente déjà un tournant immédiat. Au-delà du résultat collectif, Lafont jouera aussi une part symbolique de sa reconstruction. Pour celui qui a choisi de représenter la Côte d’Ivoire sur la scène internationale, l’heure reste à la résilience.

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