À la veille du quart de finale très attendu de la CAN 2025 entre le Maroc et le Cameroun, la désignation des arbitres a provoqué une vive polémique. En cause : un retard inhabituel dans l’annonce officielle du corps arbitral, mais aussi certains choix qui ont suscité interrogations et tensions, aussi bien du côté marocain qu’au sein même de la Confédération africaine de football, et par extension au Cameroun.
A la veille des quarts de finale de la CAN 2025, c’est la cacophonie totale autour des arbitres désignés pour officier lors de ces affiches. Jeudi dans la soirée, la Confédération africaine de football (CAF) a finalement annoncé que le Sud-Africain Tom Abongile sera en charge de Mali-Sénégal et que le Mauritanien Dahane Beida sera l’arbitre de Cameroun-Maroc.
Initialement, c’est l’Egyptien Amin Omar qui avait été choisi pour diriger la seconde affiche, avec, à la VAR, l’Algérien Mustapha Ghorbal, pourtant pressenti pendant un temps comme arbitre central de Mali-Sénégal.
Your Match officials for (09 January,2026)👇
— CAF Media (@CAF_Media) January 8, 2026
🏟️⚽️ 🇲🇱 Mali vs Senegal 🇸🇳
🏟️⚽️ 🇨🇲Cameroon vs Morocco 🇲🇦#TotalEnergiesAFCON2025 pic.twitter.com/Nf5kwqhAMy
Un Egyptien arbitre et un Algérien à la VAR, le Maroc dit non
La désignation d’Amin Omar et de Ghorbal ont cristallisé les critiques. Sur les réseaux sociaux, plusieurs pages de supporters marocains ont dénoncé un choix jugé “sensible”. L’association d’un arbitre central égyptien et d’un VAR algérien était perçue par certains comme maladroite, voire inquiétante, compte tenu de la rivalité avec l’Algérie d’une part et d’autre part des précédents douloureux impliquant des officiels égyptiens lors de matchs du Maroc. Les noms d’Issam Abdelfattah ou Jihad Gricha étaient cités comme symboles d’un passif jamais totalement digéré.
Mais les choses ont évolué au cours d’une soirée agitée. La Fédération marocaine de football (FRMF) a notamment déposé une réclamation auprès de la CAF, déplorant d’abord l’absence d’information sur les arbitres à 24 heures du coup d’envoi, puis dans un seconde temps leur identité.
“C’est très chaud actuellement à la CAF”
Avec l’éviction d’Omar et de Ghorbal, le Maroc a fini par obtenir gain de cause mais, d’après le journaliste Romain Molina, les décisions de la CAF ont provoqué de profonds remous. En effet, le président de la Fédération camerounaise, Samuel Eto’o, et son homologue du Nigeria, Ibrahim Musa Gusau, informés très tardivement de ces changements, n’ont pas du tout apprécié et “sont en train de s’allier pour contester certaines désignations“, explique notre confrère, avant de résumer : “C’est très chaud actuellement à la CAF“.
Samuel Eto'o et Ibrahim Musa Gusau (président de la fédé du Nigeria 🇳🇬) sont en train de s'allier pour contester certaines désignations (qui ne sont pas encore officielles)
— Romain Molina (@Romain_Molina) January 8, 2026
C'est très chaud actuellement à la CAF
Un malaise plus large autour de l’arbitrage à la CAN 2025
Au delà de cette polémique, l’arbitrage apparaît comme l’un des maillons faibles de cette CAN 2025, régulièrement critiqué par joueurs, entraîneurs et observateurs. Le match Algérie–RDC avait déjà donné lieu à de vives contestations, illustrant un malaise persistant.
Selon plusieurs indiscrétions, la commission des arbitres de la CAF traverse une période de fortes turbulences. Certains arbitres de premier plan pourraient même être mis à l’écart pour des raisons extra-sportives, comme le non-respect des accords de sponsoring officiels, un détail révélateur du climat tendu en interne.

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