Comme souvent, les éliminatoires de la Coupe du monde représentent une occasion pour la FIFA de dépoussiérer son règlement. Pour 2018, l’instance dirigeante du ballon rond a décidé de favoriser le recours aux pauses fraîcheurs et à la « Goal-line Technology ». Mais la FIFA entend aussi en finir avec les problèmes de passeports des joueurs sur le continent africain.


Ça se précise. Tout doucement, les sélections africaines s’apprêtent à débuter les éliminatoires du Mondial 2018, qui aura lieu en Russie. Après le tirage au sort fixé au 25 juillet à Saint-Pétersbourg, les sélections les moins bien classées du continent entameront les qualifications lors de la double date FIFA du mois d’octobre 2015.

Pour l’occasion, la FIFA a décidé de revoir ses règles. Avec une attention particulière portée à l’Afrique. Lors des qualifications pour le Mondial 2014, la CAF s’était « distinguée » en étant la seule des six confédérations confrontée à des problèmes de qualification administrative de joueurs. Reconnues coupables d’avoir aligné des joueurs inéligibles, sept sélections avaient perdu leur match sur tapis vert (Burkina Faso, Guinée Equatoriale, Ethiopie, Gabon, Liberia, Soudan et Togo).

Pour éviter pareil cas de figure et limiter les possibilités d’infractions, la FIFA impose désormais aux joueurs de fournir un passeport valide au plus tard 24 heures avant le coup d’envoi. Seul le passeport fera foi, il n’y aura aucune possibilité d’utiliser une carte d’identité ou n’importe quel autre document officiel. Objectif : garantir des éliminatoires hors de tout soupçon, où la qualification se joue uniquement sur le terrain et pas devants les tribunaux et autres commissions d’appel.

Les autres innovations

 La FIFA a décidé que tout match interrompu avant son terme serait désormais repris à la minute arrêtée, avec les mêmes compositions d’équipe. Auparavant, la rencontre devait être rejouée en intégralité.

 En cas d’accord écrit entre les deux équipes, la « Goal-line Technology » peut être utilisée lors des matchs de qualification, comme cela avait été le cas lors de la phase finale du Mondial 2014.

 Les arbitres peuvent siffler des « pauses fraîcheurs » s’ils jugent qu’elles sont nécessaires.

 La FIFA a aboli l’amende maximum d’un million de francs suisse (environ 956 200 euros) jusqu’à présent infligée à toute fédération qui déclare forfait à moins de 30 jours du match d’ouverture ou pendant la compétition.