Equipe la plus glorieuse de l’histoire du football sénégalais, la génération 2002 a fait vibrer tout un peuple en atteignant la finale de la CAN 2002 puis les quarts de finale de la Coupe du monde la même année. En dehors du terrain, Souleymane Camara et ses coéquipiers ont tout de même connu quelques moments de tensions extrêmes, comme l’attaquant de Montpellier l’a raconté ce dimanche dans les colonnes de L’Equipe.

«C’était plus qu’une dispute, une bagarre, lors d’un entraînement du Sénégal pendant la Coupe d’Afrique 2002. Il y avait une embrouille entre Ferdinand Coly et Pape Sarr, qui était quelqu’un de nerveux. Ferdi avait mis un coup à Pape, ils s’étaient chamaillés, et Pape était sorti du terrain. On pensait qu’il était allé bouder», a raconté le Sénégalais, qui n’était pourtant pas au bout de ses surprises.

Salif Diao-Lamine Diatta, bagarre en plein TGV

«Mais en fait, le mec était parti chercher un cairon ! Il est revenu sur le terrain avec ce parpaing caché dans son dos… Quand on s’en est rendu compte, on s’est tous jetés sur lui pour le désarmer. Il voulait le frapper avec ça ! C’était vraiment chaud, je ne l’oublierai jamais», a assuré l’ancien Monégasque, avant de repartir sur une nouvelle anecdote. «Je me rappelle aussi qu’en pleine Coupe du monde 2002, Salif Diao et Lamine Diatta s’étaient battus à coups de poings dans le TGV japonais (rires). Quelques jours plus tard, ils ‘tapaient’ la France et se serraient dans les bras.»

En effet, Camara l’assure, le groupe vivait bien malgré tout : «Notre entraîneur, Bruno Metsu (décédé en 2013), savait faire la part des choses. Il nous laissait nous rentrer dedans, il nous laissait nous taper. Pour lui, ça voulait dire que le groupe vivait bien. Et après, sur le terrain, on était ultra solidaires, tous ensemble.» Une recette qui a porté ses fruits !