Ce samedi soir la Zambie et le Soudan s’affrontaient pour un ticket en demi-finale dans le stade de Malabo. La logique a été respectée, dans une rencontre à sens unique où les Zambiens furent les seuls à faire parler la poudre. Sunzu (15e), Katongo (66e) et Chamanga (85e) ont assommé des Crocodiles du Nil dépassés (3-0). Les Chipolopolos sont qualifiés pour les demi-finale, le Soudan, lui n’était tout simplement pas au niveau.


C’est dans une ambiance surréaliste que débutait la rencontre. Alors qu’on annonce une enceinte de Bata en fusion pour Côte d’Ivoire-Guinée équatoriale (20h), les tribunes étaient désespérément vides. Dans un stade qui sonnait creux, l’ambiance fantomatique pesait sur les débats. Pas vraiment transcendés par un contexte plus proche des terrains de CFA 2 que d’un quart de finale de la plus prestigieuse compétition africaine, les 22 acteurs n’offraient pas vraiment un début de match en boulet de canon. Alors qu’on entendait les entraîneurs crier à travers le stade, les Soudanais, en place mais trop lents dans la transmission, égalaient des Boulets de Cuivre plus habitués aux contre-attaque qu’à avoir les clefs du jeu.

Rainford Tout Puissant

Le première mèche, allumée par Sunzu d’une belle tête sur coup franc (15e), fût la bonne. A défaut de rehausser le niveau du match, elle avait le don de réveiller les Chipolopolos emmenés par un Rainford Kalaba tout puissant. Le joueur du Tout Puissant Mazembe fut le métronome au milieu. Habile sur coup francs (15e, 34e), souvent bien placé, il envoyait sur orbite son coéquipier pour l’ouverture du score. Alors que Katongo et Mayuka péchaient dans la finition, ils étaient bien servis par les ouvertures dans le dos du joueur de 25 ans. Vif et percutant, il provoquait le penalty et l’expulsion qui amena Katongo à doubler la mise (66e).

Le Nil, long fleuve tranquille

Absents des débats au milieu de terrain, les Soudanais ont été trahi par leur corp. Sortis au forceps de la phase de qualification, les Crocodiles du Nil n’avaient tout simplement pas les moyens physiques d’aller au bout. Peu habitués à la répétition des matches, Yousif (30e) et Nizar (40e) devaient céder leur place en première mi-temps. En manque de puissance et en manque de vitesse, les hommes de « Mazda », ont été dépassés. A l’image d’un Ali Idriss à la rue, en retard sur Kalaba et logiquement expulsé (65e). Spectateurs à 10 contre 11, ils encaissaient même un troisième but anecdotique par l’intermédiaire de Chamanga (85e) d’une très belle frappe enroulée. Eltaib el Tahor, qui frappait sur le gardien (54e), ne profitait pas des failles de la défense zambienne. Défense en fer ? Plutôt en cuivre, elle qui montrait des signes de fébrilité qui pourraient lui coûter cher dans la suite de la compétition.

Le coach Hervé Renard le disait avant la rencontre, « c’est le match le plus important de ma carrière« . Sans être impressionnants, les Zambiens ont assuré face à une équipe soudanaise bien trop juste et valident leur ticket pour les demi-finale.