Mercredi à Malabo, il n’y avait pas que les adversaires réservés par le sort qui préoccupaient les sélectionneurs des équipes qualifiées pour la CAN 2015. L’attribution des villes-hôtes à chaque groupe était également au centre de toutes les attentions.


Situation assez cocasse. A l’issue du tirage au sort des groupes de la CAN 2015 effectué mercredi à Malabo (Guinée-Equatoriale), les représentants des différentes sélections se sont presque autant réjouis- ou inquiétés- au sujet des villes où ils évolueront que des adversaires qu’ils affronteront.

Malgré un groupe difficile (Mali, Cameroun et Guinée), Hervé Renard, le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, ne cache pas sa joie d’évoluer dans la capitale, Malabo et son stade de 15 200 places. « La bonne nouvelle, c’est d’être à Malabo, je pense que c’est la meilleure nouvelle de la journée« , s’amuse-t-il alors que le sort lui a réservé des adversaires de qualité.

Giresse part dans « l’inconnu« 

Concurrent des Eléphants et « pas gâté par le tirage au sort« , Henry Kasperczak, l’homme fort du Mali, refuse pourtant de faire la fine bouche. « Ce qui est bien, c’est qu’on reste à Malabo. Il y a de très bonnes conditions, des stades et des lieux d’entraînement« . Autant de commodités que n’auront peut-être pas le Ghana, l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Sénégal, placés dans le groupe C, dit de la mort, qui aura pour cadre Mongomo, près de la frontière gabonaise, et son stade de… 4 000 places, qui servait de lieu d’entraînement pour les sélections lors de la CAN 2012, co-organisée avec le Gabon.

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« Qu’en sera-t-il des conditions d’hébergement sur place ?« , s’interroge Alain Giresse, le sélectionneur du Sénégal, sur RFI. « Ce sera l’inconnu pour nous. Souhaitons que nous puissions trouver des conditions acceptables« . Même scepticisme dans le groupe D, où Hichem Ben Omran, membre de la Fédération tunisienne, estime que les infrastructures d’Ebibeyin, hôte de la poule D, ne sont pas bonnes.

Infrastructures inexistantes

Si le stade de 5 000 places a été inauguré cet été, la construction d’un boulevard périphérique, d’une clinique et l’électrification de la ville n’en sont encore qu’au rang de promesses.

« A Mongomo et à Ebebiyin, les équipes auront la chance de jouer sur des pelouses totalement neuves. Ça peut être un avantage par rapport à celles qui seront basées à Bata et à Malabo« , rappelait Junior Binyam, le responsable de communication de la CAF, avant le tirage au sort. Pas sûr que cela suffise à apaiser les craintes du Sénégal et de la Tunisie.