La 35ème édition de la grand-messe du football africain pourrait être le fruit d’une co-organisation entre 2 nations africaines. Le Sénégal tend la main à la Guinée, pays désigné pour organiser la CAN 2025.

Quel pays abritera la CAN 2025 ? Cette question ne devrait plus se poser vu que la Guinée a été choisie par la Confédération Africaine de Football. Mais la donne pourrait changer au fil des mois à venir. En effet, la Fédération sénégalaise de football (FSF) rêve toujours de co-organiser la compétition avec son voisin. Déjà favorable à cette option, Me Augustin Senghor, le président de la FSF, réitère sa proposition. Interrogé par l’Association nationale de la presse sportive (ANPS), le dirigeant a, une nouvelle fois, insisté sur l’idée d’une co-organisation. «Avec cette CAN à 24, je pense que ce serait judicieux que la Confédération africaine de football indique aux pays qui auront du mal à organiser de voir du côté de leur voisinage la possibilité de faire une co-organisation», a-t-il affirmé.

Un nouveau format plus complexe à gérer pour la Guinée

Désignée à l’époque ou la CAN se disputait à 16, la Guinée sera-t-elle en mesure d’organiser seule une CAN à 24 équipes ? Voilà l’une des préoccupations des observateurs. C’est d’ailleurs pour pallier un tant soit peu aux probables difficultés de la Guinée que le Sénégal se propose selon Senghor. «Si le Cameroun avait envisagé une co-organisation avec des pays voisins il y a un an, peut-être que la CAN 2019 n’aurait pas été délocalisée. Une CAN à 24 est très compliquée à organiser. Et si une grande puissance comme les Etats-Unis d’Amérique s’est associée au Mexique et au Canada pour abriter une Coupe du monde, pourquoi des pays voisins sur le continent ne peuvent pas s’associer pour une CAN à 24 ?», a plaidé le Sénégalais. «Je suis sûr qu’une CAN avec deux pays voisins sera une belle fête et les deux pourraient bénéficier de belles infrastructures pour développer leur football au niveau national après la phase finale de la CAN. Si la Guinée accepte la co-organisation, ce sera une excellente chose et ce sera plus léger pour chacun des deux pays.»

La dernière décision reviendra à la Guinée qui, jusque-là, entretient le suspense.