À un peu plus d’un an et demi de la compétition, les signaux ne sont pas rassurants pour la CAN 2027. Après les doutes déjà exprimés sur le Kenya, c’est désormais l’Ouganda qui se retrouve dans le viseur de la CAF.
Présenté comme l’un des projets phares du pays, le Hoima Stadium, flambant neuf et inauguré avec ambition, a été jugé… inapte à accueillir des matchs de la CAN.
Construit à Hoima, dans l’ouest du pays, avec une capacité de 20 000 places, le stade devait incarner la montée en puissance des infrastructures ougandaises. Mais le rapport d’inspection de la CAF a pointé de nombreuses défaillances opérationnelles, indique l’insider Micky Jr.
Hoima Stadium : à peine inauguré, déjà recalé…
Le problème n’est pas tant la construction en elle-même que tout ce qui entoure l’organisation d’un match de haut niveau. La circulation entre les différentes zones n’est pas maîtrisée, avec un mélange des flux entre supporters, médias, VIP et équipes. Les vestiaires ne répondent pas aux standards exigés, tout comme les installations dédiées aux arbitres. Même les bancs de touche posent problème, leur position gênant la visibilité depuis les tribunes.
Par ailleurs, le question des infrastructures d’accueil autour du stade, comme les hôtels et les capacités logistiques pour les délégations et supporters, n’était pas au point.
🚨 CAF INSPECTION ALERT: HOIMA CITY STADIUM 🚨
— Micky Jnr (@MickyJnr__) March 26, 2026
The CAF inspection team has flagged several critical issues at Hoima City Stadium ahead of AFCON 2027:
• No clear segregation between spectator categories
• Cross-circulation between media, VIPs, teams, and general spectators
•… pic.twitter.com/zTup3knUmv
Résultat, malgré son inauguration récente, le stade est pour l’instant relégué au rang de simple terrain d’entraînement. Un coup dur pour les ambitions locales… et un signe que l’Ouganda doit faire clairement mieux.
Une course contre la montre lancée
Face à ce constat, les autorités ougandaises et le constructeur sont désormais engagés dans une véritable course contre la montre. Une nouvelle inspection est déjà prévue en août 2026, avec l’objectif de répondre aux exigences de la CAF, notamment sur les aspects techniques, médiatiques et sécuritaires.
Mais au-delà du stade, d’autres inquiétudes persistent. Ce qui renforce l’impression d’un projet encore incomplet malgré les investissements engagés.
Le Kenya toujours en difficulté
Cette situation fait écho aux problèmes rencontrés par le Kenya, co-organisateur de la compétition. Comme évoqué récemment, le pays est sous pression. D’une part, parce qu’il doit verser 30 millions de dollars de garanties à la CAF d’ici au 30 mars, d’autre part parce qu’aucun des stades kenyans ne répond aujourd’hui pleinement aux standards de la CAF.
Entre enceintes vieillissantes, projets encore en chantier et retards structurels, le pays des Harambee Stars doit lui aussi accélérer fortement pour espérer être prêt à temps.
Seule la Tanzanie, également impliquée dans l’organisation, semble à l’heure actuelle apporter les garanties nécessaires. La CAN 2027 devait symboliser une dynamique régionale forte en Afrique de l’Est. Mais à ce stade, les incertitudes s’accumulent. De quoi alimenter les rumeurs de report ou de fusion avant la CAN 2028…
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