L’arbitrage ivoirien a encore de beaux jours devant lui. Après Doué Noumandiez et Dembélé Dénis, la relève semble bien assurée. Et l’une des figures de proue de cette nouvelle vague est bel et bien Abel Kouamé.


De notre correspondant à Abidjan,

Jeune arbitre international, Abel Kouamé fait beaucoup parler de lui en ce moment en Côte d’Ivoire. Son professionnalisme, sa rigueur et sa probité à toute épreuve le prédestinent aujourd’hui à une riche carrière internationale à l’instar de son mentor Doué Noumandiez, le premier arbitre ivoirien à participer à une phase finale de Coupe du monde (Brésil 2014).

Justement, dans la vie, il n’y a pas de hasard, sinon l’on dira tout simplement qu’il fait bien les choses. Car l’histoire d’Abel Kouamé avec l’arbitrage commence en 2008 avec son intégration à la promotion Doué Noumandiez des élèves-arbitres de la Fédération ivoirienne de football (FIF).

« Tout a débuté en 2008 alors que j’étais étudiant en Licence d’allemand à l’Université de Cocody devenue aujourd’hui Université Félix Houphouët-Boigny. Ce jour-là j’ai assisté à un match d’Oissu (Office ivoirien des sports scolaires et universitaires, Ndlr) sur le Campus et l’attitude des arbitres m’a impressionné. A la fin du match je me suis renseigné auprès d’eux et je me suis inscrit pour le test de recrutement des élèves-arbitres à la Commission Régionale des Arbitres (CRA) d’Abidjan. Un test que j’ai passé avec succès. C’est ainsi que j’ai fait partie de la promotion Doué Noumandiez« , raconte le sifflet ivoirien.

Une progression constante

Quatre ans plus tard, son acharnement au travail doublé de son assiduité lui valent d’être reconnu comme arbitre officiel de football. Il effectue ainsi deux saisons régulières en Division régionales (2012 et 2013) où il s’illustre de fort belle manière. Il passe alors un cap et en 2014, il obtient le droit d’officier en 3e division puis en Ligue 2 pour les saisons 2016 et 2017.

Au-delà des championnats locaux, le nom d’Abel Kouamé a également un écho à l’international. La preuve par le titre de meilleur sifflet qui lui est décerné aux phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de Futsal en 2016 en Afrique du Sud ; juste un an après son admission comme arbitre international. Mais le règne d’Abel Kouamé ne se limite pas seulement au continent africain. L’année suivante, il part à la conquête du monde où il remet le couvert en Coupe du Monde de Mini Football Tunisie 2017.

Constant dans la progression et fort de son exemplarité, celui qui occupe les responsabilités de secrétaire général de la CRA d’Abidjan et de Commissaire aux comptes de l’amicale des arbitres internationaux de football de Cote d’ivoire, a été coopté cette année pour diriger les éliminatoires des Jeux olympiques de la jeunesse Buenos Aires 2018.

De grands objectifs en approche

Doucement et graduellement, Abel Kouamé se rapproche surement de ses plus grands objectifs, à savoir « arbitrer une seconde finale de CAN et faire deux Coupes du monde« . Toutefois, le chemin reste encore long et il en a une pleine conscience. D’autant plus qu’il n’a jamais fait l’expérience de l’ascenseur dans sa vie et encore moins dans sa carrière. C’est pourquoi tout en s’interdisant de dormir sur ses acquis, il refuse toute compromission de nature à entacher son professionnalisme qui recèle sa probité et sa rigueur.

Cette ligne de conduite dictée par ses objectifs fait de lui une valeur sûre de l’arbitrage ivoirien. Doté d’un sang-froid déconcertant et ayant une grande foi en Dieu, il poursuit son chemin avec humilité et fair-play.