L’équipe tunisienne de l’Etoile du Sahel doit une fière chandelle à son attaquant ivoirien Kader Keita. Le public du stade olympique de Sousse s’est levé par deux fois pour saluer l’exploit de Keita. Battue par deux buts à un, l’équipe algérienne de la JSK attend patiemment le match retour de la finale de la CAF.


En avant tous ! Les sociétaires de l’Etoile du Sahel voulaient une victoire chez eux avant de se rendre chez leurs voisins, à Alger, pour disputer la phase retour de la Coupe de la Confédération Africaine de Football. Les Kabyles de la JSK voulaient limiter les dégâts pour avoir une chance de garder leur titre. Sur le terrain, ces ambitions étaient visibles au schéma tactique des deux équipes. L’Etoile du Sahel a choisi ostensiblement l’offensive, tandis que son adversaire misait tout sur l’exploit individuel et se retranchait en défense. Les Etoilais, soutenus par 20 000 spectateurs, ont développé, dès l’entame du match, un jeu de grande qualité, occupant le milieu de terrain et variant les attaques.

Un Ivoirien inspiré

Les défenseurs kabyles ont su, dès les premières minutes, que Kader Keita leur donnerait du mal. A la 14e minute, leur cauchemar prend forme. Sur un retrait de Sabri Idoudi, Keita ajuste un tir imparable. L’Etoile assoit sa domination. Et c’est à contre-jeu que l’opportuniste Boubrit remet les équipes à égalité à trois minutes de la pause par un joli tir du gauche.

Doublé de Keita. Au retour des vestiaires, l’Etoile du Sahel a digéré le but de Boubrit et repart à l’offensive. L’équipe algérienne se cantonne dans son camp avec de rares contre-attaques stériles. La nette domination tunisienne se concrétise enfin à la 74e minute par un but de … Kader Keita. La physionomie de la rencontre ne bouge pas. Les Tunisiens attaquent pour creuser l’écart et les Algériens s’arc-boutent sur le résultat.

Le match retour aura lieu dans 15 jours à Alger. L’Etoile du Sahel tentera de regagner la Coupe de la CAF pour la 3e fois alors que la JSK fera tout pour garder son titre. Cela s’annonce passionnant.