A un an du terme de son contrat, Samuel Eto’o pourrait être poussé vers la sortie par l’Anzhi Makhachkala. Le club de la province du Daguestan n’est pas hostile à une prolongation du contrat du Camerounais… à condition qu’il accepte de diviser son salaire par trois !


Arrivé à l’Anzhi Makhachkala à l’été 2011, Samuel Eto’o s’est depuis acclimaté à la Premier Liga russe. En attestent ses stats : 13 buts pour sa première saison, 19 réalisations au cours de l’exercice 2012/13. Les dirigeants du club caucasien souhaitent donc faire prolonger l’attaquant camerounais, qui arrive en fin de contrat dans un an, en juin 2014.

Au sommet de sa forme lors de sa signature au club, il y a deux ans, le Lion Indomptable s’était vu offrir le salaire le plus élevé de la planète football (20 millions d’euros par an). Sauf que le buteur vieillit et l’Anzhi en est conscient. Au vu de l’âge d’Eto’o (32 ans), le club du Daguestan souhaite revoir les émoluments du Camerounais à la baisse à l’occasion de sa prolongation de contrat. De 20 millions annuels, son salaire passerait à 7 millions d’euros, soit des revenus divisés par trois !

Eto’o vendu dès cet été ?

Pas sûr que cela plaise à l’ancien Barcelonais, qui pourrait assimiler cette baisse substantielle de salaire à une façon de le pousser gentiment vers la sortie. Si aucun accord débouchant sur une prolongation n’est trouvé dans les prochaines semaines, l’Anzhi n’exclurait pas de se séparer de son artificier dès cet été afin de toucher une indemnité de transfert.

Une hypothèse d’autant plus crédible que, la semaine dernière, le troisième du dernier championnat s’est attaché les services du prometteur Aleksandr Kokorin. L’attaquant de 22 ans, auteur de 10 buts en Premier Liga en 2012/13 avec le Dynamo Moscou va être placé en concurrence avec Eto’o et l’Ivoirien Lacina Traoré à la pointe de l’attaque caucasienne.

Plusieurs portes de sortie

Même s’il se rapproche de la fin de sa carrière, l’ancien Intériste ne manque pas de portes de sortie. Botafago, Fenerbahçe et Besiktas sont sur les rangs pour l’accueillir. Les agents du Camerounais se seraient même entretenus avec un candidat -malheureux- qui briguait la présidence du Besiktas.

Un problème demeure : aucune des formations mentionnées plus haut ne paraît en mesure d’offrir à Eto’o des émoluments du niveau de ceux qu’il perçoit à l’Anzhi. Le Camerounais va donc être contraint de revoir ses prétentions salariales à la baisse. Au Daguestan ou ailleurs…