Mis en cause par les révélations du Sunday Times concernant l’attribution du Mondial 2022 au Qatar, les dirigeants de la CAF répliquent. Dans un communiqué, l’instance dirigeante du football africain dénonce une « campagne de dénigrement et de calomnie » et indique qu’elle n’hésitera pas à recourir à la justice.


Décidément, les révélations du Sunday Times sur l’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar n’en finissent pas de secouer la planète football. Même une semaine après leur publication. Mis en cause par l’hebdomadaire britannique, certains dirigeants de fédérations africaines, comme Jacques Anouma et le président de la CAF, Issa Hayatou, avaient choisi de démentir individuellement.

Lundi, dans un communiqué consécutif à une assemblée générale, c’est l’instance panafricaine dans son ensemble qui a décidé de riposter, dénonçant « les attaques répétées, délibérément haineuse, diffamatoires, dégradantes, de certains médias, notamment britanniques« . La CAF se plaint également de « la stratégie qui consiste à utiliser le mouvement sportif africain et ses dirigeants comme boucs émissaires par ceux qui cherchent par tous les moyens à s’acheter une bonne conscience« .

« Campagne de dénigrement et de calomnie« 

L’instance dirigeante du football africain met également en garde : elle n’hésitera pas à saisir la justice « afin que les responsables de cette campagne de dénigrement et de calomnie à l’encontre des dirigeants du football africain répondent de leurs actes« . Sans surprise, la CAF assure « son soutien total et sans réserve à tous les Africains incriminés injustement« . En premier lieu à son président camerounais Issa Hayatou, « dont la droiture et le leadership éclaire ont engendré une métamorphose du football africain qui fait forcément des envieux. »

L’instance entend rétablir quelques vérités : sur les vingt-deux membres du Comité Exécutif de la FIFA qui ont participé au vote amenant à l’attribution du Mondial, seuls trois étaient africains. De même, la CAF rappelle que le programme Goal finance des projets « dans les 209 associations de la FIFA » et qu’il est établi, à chaque fois, « suivant des critères identiques« . Au diable donc les accusations de favoritisme.

Le communiqué s’achève par des remerciements à Joseph Blatter, le président de la FIFA, « pour son implication permanente dans le développement du football en Afrique et son engagement personnel dans la lutte contre le racisme« . Un soutien qui ne fait que donner du grain à moudre aux détracteurs de la CAF, alors que le Suisse, candidat à sa propre succession, est lui-même au centre de plusieurs controverses.