Les 18 supporters sénégalais interpelés au Maroc à la suite des incidents survenus en finale de la CAN 2025 ont été condamnés à plusieurs mois de prison ferme.
Les 18 supporters sénégalais sont désormais fixés sur leurs sorts. Jugés ce jeudi par le tribunal de première instance de Rabat, au Maroc, les accusés ont été reconnus coupables de « hooliganisme » et condamnés à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme.
3 mois, 6 mois et 1 an de prison ferme pour les 18 supporters sénégalais
C’est ce qu’informe la Fédération sénégalaise de football (FSF) dans un communiqué, où elle fait état d’un procès tendu, et d’un jugement fidèle aux réquisitions du représentant du ministère public marocain.
« Le verdict est tombé ce jeudi pour les dix-huit supporters sénégalais poursuivis pour voies de fait et jugés à l’issue des plaidoiries des différentes parties au terme d’une audience particulièrement tendue au Tribunal de grande instance de Rabat. Le juge a suivi les réquisitions du procureur du Roi (Mohammed VI), estimant les prévenus coupables des faits qui leur étaient reprochés. Des peines de trois mois, six mois et un an de prison ferme ont été prononcées, en fonction du niveau d’implication retenu contre chacun. »
🛑 URGENT – Affaire des 18 supporters sénégalais jugés à Rabat.
Le tribunal a prononcé des peines de 3 mois, 6 mois et 1 an de prison ferme, en fonction du niveau d’implication retenu contre chacun.#wiwsport pic.twitter.com/0SsTHPyMVo
— wiwsport (@wiwsport) February 19, 2026
Un condamné pris d’un malaise
Selon l’instance, la sentence a provoqué des déflagrations chez les condamnés, dont l’un a été pris d’un malaise sur place.
« L’annonce du verdict a suscité une vive émotion dans la salle d’audience. L’atmosphère est rapidement devenue tendue, les détenus peinant à contenir leur détresse. L’un d’eux a même été victime d’un malaise, nécessitant une prise en charge. »
Jugés sur la base des images de caméras
La décision a été prononcée sur la base des images captées par les caméras du Stade Prince Moulay Abdellah, et des certificats médicaux des forces de l’ordre et stadiers blessés lors des heurts de la finale chaotique de la CAN 2025 le 18 janvier dernier.
Durant leur plaidoirie, les 18 supporters ont réitéré leur « innocence », dit « regretter ce qui s’est passé », et invoqué même l’amitié entre « deux peuples (…) frères », relate Me Naïma El-Guellaf, avocate de la défense, selon des déclarations relayées par RFI.
Pour sa part, celle-ci a allégué que « les captures d’images de caméras ne (…) représentent pas des preuves irréfutables de leur culpabilité ». Elle a demandé l’acquittement (refusé donc), tout en déplorant une double peine « puisque la CAF a déjà condamné la fédération sénégalaise pour le comportement des supporters ».
L’avocat de la partie civile, Mustapha Simou, a, lui, répliqué qu’ils « ont délibérément voulu perturber le bon déroulement du match » et « commis des violences diffusées en direct sur des chaînes de télévision ».

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