La Sierra Leone a du mal à digérer son élimination au tour préliminaire des qualifications pour le Mondial 2022 face au Liberia. Dans la foulée du match retour sur leurs terres, des supporters s’en sont pris au capitaine de l’équipe nationale suite à son penalty manqué et des journalistes ont été agressés par des gardes du président de la république.

L’élimination de la Sierra Leone face au Liberia a laissé des traces dans le pays. Joueurs et journalistes en ont fait les frais. Umaru Bangura, capitaine de l’équipe nationale, a ainsi vécu l’un des pires moments de sa carrière dimanche. Battus 3-1 au Liberia à l’aller, les Leone Stars avaient juste besoin d’une victoire 2-0 pour assurer une qualification en phase de groupes des éliminatoires du Mondial 2022. Ladite qualification aurait été acquise si Bangura était parvenu à transformer le penalty obtenu à la 94eme minute par son équipe alors que celle-ci menait 1-0. Malheureusement, le tir de ce dernier a été arrêté par Ashley Williams, gardien de but libérien de 18 ans.

Le domicile de Bangura pris pour cible

Déçus et très remontés, les «supporters» ont attaqué le domicile de l’emblématique capitaine après le match à Freetown. Des portes et des fenêtres auraient été cassées. Il a fallu l’intervention de la Croix Rouge pour limiter les dégâts mais on note quatre blessés dans les rangs des volontaires de la Croix Rouge. Ce triste fait divers n’est pas une première sur le continent. L’international camerounais Pierre Womé avait par exemple connu une mésaventure identique suite à son penalty manqué qui priva les Lions Indomptables du Mondial 2006.

Du grabuge en tribune

Outre cette attaque, trois journalistes ont été agressés en marge du match par des éléments de la garde républicaine du président Julius Maada Bio. Il s’agit d’Esther Marie Samura et Frances Barnard de la télévision publique sierra-léonaise et d’Alimmamy Kamara, journaliste pigiste. L’une des journalistes a même dû être hospitalisée selon Sahr Morris Junior, secrétaire général de l’association des journalistes sportifs en Sierra Leone. Ces actes de violence viennent rappeler que le football, malgré les joies qu’il est susceptible de procurer, peut également être à l’origine de grands dérapages.