En pleine tempête ces derniers jours, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad, a fait l’objet d’accusations de corruption, de détournement de fonds à titre personnel et de harcèlement sexuel d’après une lettre que son désormais ex-secrétaire général, Amr Fahmy, a adressé à la FIFA le 31 mars. Le dirigeant a répondu point par point ce mercredi dans les colonnes de Jeune Afrique.

«Toutes les décisions sont prises de manière collégiale. Je ne suis pas habilité à décider tout seul» , s’est d’abord défendu le patron du foot africain. «L’achat des voitures ? Nous avons estimé que louer systématiquement des véhicules revenait très cher, d’où la décision d’en acquérir. (…) Le contrat avec Technical Steel (équipementier préféré à Puma avant le CHAN 2018) a été fait de manière transparente. Les sommes engagées par la CAF ont toutes été validées. Je regrette que des personnes cherchent à nuire à notre volonté de réhabiliter l’image de la CAF.»

Le Malgache a ensuite réglé ses comptes avec Fahmy, révoqué la semaine dernière lors du comité exécutif de la CAF. «Fahmy avait fait pression sur des employées égyptiennes, afin de leur faire dire qu’elles étaient harcelées, ce qu’elles ont refusé de faire» , a commencé Ahmad. «Contrairement à ce que j’ai pu lire ou entendre, Amr Fahmy ne quitte pas la CAF après un accord à l’amiable, mais il s’agit bien d’une révocation. La décision de se séparer de lui avait été prise depuis plusieurs mois. Il avait connu des problèmes de santé, et c’est pour cela que nous avions décidé d’attendre. Nous avons des dossiers sur lui. C’est pour cela que nous avions décidé de ne pas le conserver» . Un Ahmad très serein…