2e vice-président de la CAF, Constant Omari a abordé plusieurs points sensibles dans une interview publiée mardi par L’Equipe. Le Congolais tente notamment de rectifier une nouvelle fois le tir après les propos de son président Ahmad Ahmad sur le Cameroun, hôte de la CAN 2019.



 La polémique déclenchée par Ahmad Ahmad sur le Cameroun, hôte de la CAN 2019

« Il n’y a pas de remise en cause du Cameroun comme pays organisateur. La culture africaine veut qu’on réagisse à la dernière seconde. Mais là, il était temps de s’émouvoir. Et ce qui vaut pour le Cameroun vaut également, déjà, pour la Guinée-Conakry (organisatrice de la CAN 2023)… Alors, le président de la CAF a effectué cet électrochoc. Nous avons juste repris un cri d’alarme, issu du symposium de la CAF organisé au Maroc le mois dernier, qui réunissait toutes les composantes du foot africain. »

 Les réformes de la CAN

« Il n’y a pas eu de pression (des Européens, ndlr) mais il fallait résoudre un problème majeur. Le joueur est payé par son club, il veut se rendre disponible sans affecter son contrat et nous devions mettre le joueur justement au centre de nos préoccupations. Le Cameroun a remporté la dernière CAN mais en étant amputé de plusieurs membres. La commercialisation de cette compétition implique la présence de toutes les grandes vedettes du foot africain. »

 Une baisse de niveau avec la CAN à 24 ?

« Il fallait ouvrir la base et permettre au maximum de pays africains de participer à la CAN. (…) Cela va pousser les grandes nations qui commençaient à stagner. Le Nigeria ne s’est pas qualifié lors des deux dernières CAN : ce fut une alerte. Et regardez le Zimbabwe, le Botswana ou le Malawi, qui progressent. »

 Les ambitions africaines au Mondial

« Aujourd’hui, l’objectif, c’est qu’une sélection africaine remporte une Coupe du monde dans les dix ans à venir. Nos joueurs démontrent qu’ils ont la même valeur physique et technique que leurs collègues, alors on ne va pas s’empêcher de rêver.
 »

 Sur le contrat avec Lagardère Sports signé durant l’ère Issa Hayatou et qui fait l’objet d’une procédure judiciaire en Egypte

« Je ne veux pas juger ceux qui ont signé ce contrat. Mais un bon manager ne peut pas s’enfermer dans cette cage. Pour l’instant, nous nous attelons à l’amélioration de l’organisation de nos compétitions. Cela aura une incidence sur le coût et la commercialisation de nos droits. En tenant compte de nos bonnes relations avec Lagardère, nous examinerons au moment opportun les conséquences liées à cette nouvelle donne.«