Sans surprise, le symposium de la CAF qui se déroule depuis mardi à Rabat au Maroc a préconisé le passage à une CAN à 24 équipes et en juin/juillet. La périodicité de deux ans est en revanche maintenue. Le comité exécutif de la CAF votera jeudi pour décider de suivre ou non ces recommandations.


Réuni depuis mardi à Rabat au Maroc dans le cadre du symposium de la CAF, le groupe de travail sur la Coupe d’Afrique des nations a présenté ses conclusions mercredi. Comme pressenti, celui-ci recommande de changer les dates de la compétition et de la déplacer de janvier-février à juin-juillet des années impaires de façon à résoudre le problème des clubs européens qui retiennent leurs joueurs. En revanche, la CAN aurait toujours lieu tous les deux ans.

Autre changement de taille, à l’instar de l’Euro et du Mondial, les experts ont conseillé d’augmenter le nombre de participants à la compétition pour le porter de 16 à 24. Le groupe de travail recommande aussi de combiner les éliminatoires à la CAN et au Mondial afin d’alléger le calendrier. Bien sûr, il ne s’agit là que de conseils et le comité exécutif de la CAF va voter jeudi pour décider s’il souhaite ou non adopter ces recommandations.

Giresse et Bell s’inquiètent…

La présentation de ces préconisations a déjà débouché sur plusieurs débats dans la salle. Le sélectionneur du Mali, Alain Giresse, s’est notamment demandé ce qu’il en serait des années de Coupe des Confédérations, lorsque les deux compétitions risquent de se chevaucher. Pas de problème, l’intervalle est large et la Concacaf y arrive en Amérique centrale avec la Gold Cup lui a-t-on rétorqué. Il faut quand même rappeler que cette année le Mexique dispute la Gold Cup sans ses cadres qui ont participé à la Coupe des Confédérations en Russie…

L’emblématique Joseph-Antoine Bell s’est quant à lui inquiété du passage à 24. « Aujourd’hui, on a déjà des difficultés à construire des infrastructures à 16… Passer à 24 est un sérieux problème pour nos partenaires que sont les Etats. Si on passe à 24, il faudra multiplier les infrastructures. Ce qui veut dire des budgets en hausse« , a souligné le Camerounais. Autant de points qu’il faudra éclaircir pour convaincre le comité exécutif de donner son feu vert à cette révolution.

 Pour en savoir plus sur une autre proposition : une CAN hors d’Afrique et avec des invités non-africains ?