Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a annoncé vendredi qu’il se range derrière l’avis du comité National Olympique et Sportif du Cameroun et annule les statuts de la Fédération camerounaise (Fecafoot) votés en août dernier. A l’issue de ce terrible retour en arrière, les élections pour la présidence de l’instance devraient être reportées.


La Fédération camerounaise (Fécafoot) va-t-elle un jour sortir du marasme dans lequel elle est plongée depuis près de deux ans ? La question mérite d’être posée. Au terme de deux années passées sous la gouvernance d’un comité de normalisation estampillé FIFA, le retour à la normale était fixé au mercredi 25 février, date des élections du nouveau président de la Fécafoot.

Mais le scrutin, déjà reporté une première fois en novembre par la FIFA, ne se déroulera vraisemblablement pas à la date prévue. Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) vient de rendre son verdict et il ne va clairement pas dans la direction espérée par la Fecafoot.

Vendredi, l’instance de Lausanne a « rejeté les deux appels de la Fécafoot déposés à l’encontre des sentences de la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage du Comité National Olympique et Sportif du Cameroun (CNOSC, ndlr) en date du 30 octobre 2014″. Celles-ci « sont donc confirmées, ce qui signifie que les résolutions adoptées au cours de l’Assemblée Générale de la Fécafoot du 23 août 2014 sont annulées« , indique le TAS.

La balle est dans le camp de la FIFA

On imagine mal désormais que le futur président de la Fécafoot soit élu en se basant sur des statuts qui ont été jugés non conformes. A moins que l’instance dirigeante du football camerounais n’engage le bras de fer et fasse appel devant le tribunal fédéral suisse. Sinon, elle devra s’en remettre à la FIFA, qui risque de prolonger le processus de normalisation, supposé s’achever au plus tard le 28 février. Le temps que de nouveaux statuts soient mis sur pied, ce qui prendra certainement plusieurs mois.

Le TAS avait été saisi par le comité de normalisation qui espérait le voir annuler les décisions du CNOSC. Ce dernier avait invalidé les nouveaux statuts de la Fécafoot pour deux raisons. D’abord parce qu’il considérait qu’il revient à l’assemblée élue en 2009 de les voter et pas à celle de 2013. Ensuite parce que les statuts créaient le TAF (Tribunal arbitral du football) et lui donnait le pouvoir suprême en cas de litige dans le football camerounais, alors que la charte des sports du pays prévoit que ce pouvoir revient au CNOSC. Les prochains mois doivent permettre de mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes.