Pour le match du soir (20h) c’est le Stade de l’Amitié qui va accueillir la rencontre entre la Côte d’Ivoire et le Mali, qualificative pour la finale de la CAN. Chaudes retrouvailles pour ces deux nations majeures de l’Afrique de l’Ouest qui veulent retrouver le lustre d’antan.


« Nous, on respecte nos adversaires, mais on a toujours la même ligne de conduite. On est là pour remporter la CAN « , confiait François Zahoui à Afrik-Foot. Un objectif clair, une ligne de conduite et toujours le même discours, les Ivoiriens ont trouvé dans l’ancien pensionnaire de Nancy leur homme de fer.

Premier joueur ivoirien à avoir évolué en Italie, celui qui a a fait le reste de sa carrière en Ligue 1 a clairement imposé sa patte sur son équipe. Pas spectaculaire sur les terrains, il a ramené sa culture de la gagne et de l’efficacité. Et ça se voit. Cage inviolée, pressing haut et réalisme offensif, c’est la recette d’un succès apprise des deux côtés des Alpes. Échaudés par les échecs des CAN précédentes, les vedettes de la sélection semblent adhérer à un discours qui jusqu’ici a fait ses preuves et tant pis pour le spectacle du moment qu’ils font « plaisir au peuple en rapportant le trophée »

Le Mali revient de loin

Et ce n’est pas leur adversaire du moment qui va venir leur donner des leçons de football champagne. Le Mali d’Alain Giresse et avec son jeu fermé revient de trop loin. Visiblement influencé par le nivellement par le milieu, théorisé par Pape Diouf, les Aigles ont jusqu’ici fait figure de Côte d’Ivoire du pauvre. Sorti second sans panache du groupe D avec deux victoires à l’arraché, contre la Guinée (1-0) et le Botswana (1-2), le Mali est le miraculé de ces demies. La séance de penalties arrachée par Diabaté a permis à Diakité de briller contre Aubameyang, et par la même le droit de passer au tour suivant.

Pour autant les Aigles ne se présentent pas en victimes expiatoires face aux Elepéhants. Avec un jeu tout aussi peu spectaculaire, mais un éffectif aux noms moins ronflants, les Maliens se sont toutefois forgés un mental, et ont eu le mérite de ne jamais abandonner. Le capitaine, Seydou Keita, le reconnaît bien volontiers: « On n’est pas Barcelone ni le Brésil mais on est en demi-finales et on va jouer avec nos atouts »
A savoir, une volonté à toute épreuve et une ligne d’attaque en forme de chars d’assaut. Maiga, Diabaté et Dembélé, avec leur gabarit ultra-physique, voilà de quoi faire plier la charnière Bamba-Touré.

Les Ivoiriens sont prévenus, malgré le statut d’ultra-favoris qui leur colle à la peau, tout arrive face à des Maliens héroïques. Et on peut même se prendre à rêver à un match spectaculaire.