La Guinée Equatoriale s’est qualifiée pour la première demi-finale de CAN de son histoire en s’imposant 2-1 contre la Tunisie après prolongation, samedi à Bata. La performance du Nzalang Nacional est éclipsée par la polémique sur l’arbitrage, Javier Balboa inscrivant un doublé dans des circonstances très litigieuses.


La Guinée Equatoriale y est ! Le pays organisateur de la CAN 2015 s’est qualifié pour la première demi-finale de son histoire en éliminant la Tunisie (2-1, a.p.) après prolongation samedi dans un stade de Bata comble et acquis à sa cause. La performance du Nzalang Nacional sur le terrain est malheureusement éclipsée par les erreurs d’arbitrage dont a bénéficié le pays-hôte pour la deuxième fois d’affilée après son succès contre le Gabon.

En ouvrant le score, Ahmed Akaichi, à la réception d’un centre de Hamza Mathlouthi (71e), pensait pourtant avoir fait le plus dur au terme d’un match fermé et pauvre en occasions. Très douée pour gérer un score, la Tunisie a pourtant vite déchanté. Alors qu’Aymen Mathlouthi, auteur d’une superbe parade face à Emilio Nsue (83e), s’imaginait déjà en héros de tout un peuple qui court désespérément après sa première demi-finale de CAN depuis 2004, année de son sacre, un fait de jeu est venu tout changer.

Un Balboa chirurgical

Entré en jeu, Amine Chermiti manque le but du break. Sur le contre, à la dernière minute du temps réglementaire, Ivan Bolado s’écroule dans la surface de réparation tunisienne face à H. Mathoulthi. Rajindraparsad Seechurn, l’arbitre mauricien du match, désigne le point de penalty dans l’incompréhension. Javier Balboa assume ses responsabilités et prend parfaitement A. Mathlouthi à contre-pied (90e+3), permettant au pays hôte d’arracher la prolongation.

Assommés par ce but, les Aigles de Carthage jouent trop bas et concèdent un coup-franc encore polémique puisque la faute d’Aymen Abdennour est discutable et qu’il y avait peut-être faute sur un Tunisien au départ de l’action. Impérial sur coup de pied arrêté, Javier Balboa l’expédie dans la lucarne de A. Mathlouthi et donne l’avantage aux siens en signant un doublé (102e) !

Les regrets de la Tunisie

Timide, la réaction tunisienne se heurte à Felipe Ovono Ovono (112e, 117e) avant qu’un défenseur ne contre la reprise de Youssef Mskani sur une longue touche d’Aymen Abdennour (120e). L’arbitre finira par siffler la fin du match avant même d’aller au bout du temps additionnel suite à un début de bagarre générale générée par une énième provocation équato-guinéenne (dès la 20e, Sipo avait craché sur Wahbi Khazri).

Si les Aigles de Carthage pesteront – à juste titre- contre l’arbitrage, ils pourront aussi s’en prendre à eux-mêmes, eux qui ont fait preuve d’une excessive nervosité tout au long de la rencontre (32 fautes commises après 90 minutes !) et savaient que la moindre action litigieuse serait sifflée contre eux. Ils regretteront surtout leur attitude trop défensive alors qu’ils avaient les armes pour emballer le match plus tôt et que leurs rares enchaînements ont déstabilisé leur adversaire (21e, 31e, 52, 74e, 77e). Un adversaire qui disputera la première demi-finale de CAN de son histoire contre le Ghana ou la Guinée qui s’affrontent dimanche.

Les compositions de départ :

Tunisie : A. Mathlouthi – H. Mathlouthi, Abdennour, Ben Youssef, Yaakoubi (Mskani, 104e), Maaloul – Ragued, Sassi, Chikhaoui, Khazri (Moncer, 85e)- Akaichi (Chermiti, 85e).

Guinée Equatoriale : Ovono Ovono – Randy, Mbele, Rui, Sipo (Belima, 86e) – Zarandona, Douala – Kike Boula, Nsue, Javier Balboa – Fabiani (Iban Edu, 60e).

Le chiffre : 7. Dans son histoire, la Tunisie a affronté sept fois le pays organisateur d’une CAN. Elle a perdu ces sept rencontres…