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Le Burkina Faso et la Tunisie disputent le premier quart de finale de la CAN 2017 ce samedi à 16h GMT. Même s’ils ont souvent été victimes des mauvais tours joués par les Etalons par le passé, les Aigles de Carthage s’avancent favoris sur le papier.


Montée en puissance tout au long de la phase de groupes de la CAN 2017, la Tunisie retrouve ce samedi en quart de finale à 16h GMT (17h à Paris) un adversaire qui ne lui a pas forcément réussi par le passé, le Burkina Faso ! Lors de la CAN 1998, disputée au pays, les Etalons avaient en effet éliminé les Aigles de Carthage, déjà entraînés par un certain Henryk Kasperczak, au même stade de la compétition (1-1, 8-7 tab). « Moi personnellement, je ne vis pas avec le passé. Ce n’est pas comparable, car il y a une nouvelle génération et ce n’est absolument pas pareil. Je pense qu’il faut vivre avec la réalité et la situation actuelle. Les deux équipes vont disputer ce quart de finale, elles méritent d’être à ce stade de l’épreuve, quant au résultat, on verra sur le terrain« , a rétorqué le sélectionneur tunisien vendredi devant la presse.

Le pays du Jasmin rappelle aussi bien des souvenirs au sélectionneur des Etalons, Paulo Duarte. D’abord parce qu’il avait débuté son premier mandat au pays des hommes intègres par un succès fondateur face aux Aigles de Carthage (2-1) à Radès en juin 2008, ensuite parce qu’il a récemment entraîné le CS Sfaxien. Mais, comme son homologue, le technicien portugais se veut avant tout réaliste. « En 2008, c’était une grande victoire, qui restera pour toujours dans la tête des Burkinabè et sur mon CV. Mais je ne vis pas dans l’histoire. Plutôt dans la réalité, et la réalité c’est qu’on va jouer une grande Tunisie, qui revient au plus haut niveau après quatre ou cinq années sans grand résultat« , a-t-il souligné vendredi en conférence de presse.

La Tunisie tentée par la prudence

« Je connais bien l’équipe qui compte trois joueurs qui ont joué sous mes ordres au CS Sfaxien. Mais ce n’est pas un avantage. N’importe quel entraîneur trouve aujourd’hui beaucoup d’informations en ligne sur toutes les équipes. C’est vrai que je sais comment les joueurs pensent et réagissent, que je connais la mentalité des joueurs tunisiens. Mais les joueurs aussi me connaissent bien, ce n’est donc pas un avantage« , a poursuivi Duarte, qui s’appuiera sur la solidité défensive de son collectif et sur sa rapidité en contre-attaque. En revanche, le vice-champion d’Afrique 2013 doit toujours faire sans ses Jonathan Pitroipa et Zongo, forfaits et dont la CAN est terminée.

En pleine confiance après leur succès face à l’Algérie (2-1) et au Zimbabwe (4-2), les Tunisiens miseront quant à eux sur leur trio Msakni-Khazri-Sliti et sur les 6 buts inscrits au premier tour. Malgré tout, la défense des champions d’Afrique 2004 a montré des signes de fébrilité face aux Warriors et l’idée d’aligner le défenseur central Aymen Abdennour au poste de latéral gauche pour bloquer la vitesse des Burkinabè a traversé l’esprit de Kasperczak, qui devrait finalement renoncer à cette formule. Même s’il a repris les entraînements, un doute subsiste en revanche quant à la participation du gardien titulaire, Aymen Mathlouthi. L’une des nombreuses interrogations que promet ce duel d’outsiders !

 Le programme des quarts de finale :

Samedi 28

16h GMT (17h à Paris), Burkina Faso – Tunisie, à Libreville

19h GMT (20h à Paris), Sénégal – Cameroun, à Franceville

Dimanche 29

16h GMT (17h à Paris), RD Congo – Ghana, à Oyem

19h GMT (20h à Paris), Egypte – Maroc, à Port-Gentil

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