Dos au mur, le Gabon joue son billet pour la CAN 2019 ce samedi à l’occasion d’un périlleux déplacement au Burundi (13h GMT). Les Panthères pourront compter sur leur capitaine Pierre-Emerick Aubameyang qui a répondu à l’appel de la patrie.


Un seul homme pour changer le destin d’une nation ? Les supporters gabonais l’espèrent… Mal embarquées dans les éliminatoires de la CAN 2019 suite à leur départ catastrophique (1 point pris après deux journées), les Panthères achèvent les qualifications ce samedi (13h GMT) par un périlleux déplacement au Burundi, qui les devance de deux points. La donne est simple : pour doubler son adversaire et éviter l’élimination, le Gabon doit absolument l’emporter.

Malgré cette posture inconfortable, le moral est revenu chez les Panthères ces derniers jours. Le mérite en revient à un homme, Pierre-Emerick Aubameyang. En froid avec sa fédération et absent lors des deux derniers matchs face au Soudan du Sud (1-0) et au Mali (0-1), l’attaquant d’Arsenal avait laissé planer le doute sur sa participation pour ce match capital, évoquant même une possible retraite internationale, mais il a finalement décidé de répondre favorablement à l’appel de la patrie.

Eviter le piège de Bujumbura

« Il a compris que son pays a besoin de lui pour relever ce défi. Mais il ne peut pas qualifier seul le Gabon« , a toutefois mis en garde le portier de la sélection gabonaise, Didier Ovono, pour France Football. « Il lui faut des soldats autour pour l’alimenter. L’avoir à nos côtés est un plus. Il sait qu’il est attendu au tournant« . Face à un adversaire invaincu dans ces qualifications (2 victoires et 3 nuls) et qui rêve d’une première participation à la CAN, la tâche ne s’annonce pas facile.

« La difficulté vient du fait que cette sélection veut se faire un nom et se qualifier pour sa première CAN, en faisant chuter justement une équipe avec des noms ronflants« , a estimé Ovono. Sur le papier, malgré l’absence de Mario Lemina, blessé, le Gabon a largement les moyens de décrocher les 3 points indispensables à sa qualification. Reste que ce match a tout du traquenard et qu’en plus du talent, il faudra surtout faire preuve de caractère. « La panthère grimpe aux arbres et peut attraper les hirondelles ( le surnom du Burundi)« , a glissé Ovono. Confirmation attendue dans quelques heures sur le terrain.