Mercredi historique pour le football africain ! A l’occasion des quarts de finale de la CAN 2019, l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) a en effet été utilisée pour la première fois dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations, d’abord lors de Sénégal-Bénin (1-0) puis pour Nigeria-Afrique du Sud (2-1).

Dans le premier match du jour, le Sénégalais Sadio Mané a été le premier malheureux à faire les frais du recours à la VAR puisque son but, qui lui aurait permis de passer seul meilleur buteur du tournoi, a été logiquement refusé en raison d’un léger hors-jeu.

Dans l’autre match du jour en revanche, la VAR a souri aux Sud-Africains puisqu’elle a permis de rectifier l’erreur de l’arbitre Redouane Jiyed, qui avait dans un premier temps refusé le but de l’égalisation à Bongani Zungu de la tête suite à un coup franc de Percy Tau. Le milieu de terrain d’Amiens semblait en effet avoir été servi par la remise d’un coéquipier, ce qui l’aurait placé en position de hors-jeu. Le recours à la VAR a permis de mettre en évidence que c’est le dos d’un adversaire, Odion Ighalo, qui a envoyé le ballon dans sa direction. Pas de hors-jeu donc et les Bafana Bafana ont été les premiers dans l’histoire de la CAN à bénéficier d’un but attribué grâce à la VAR.

Une première journée positive donc, même si certains supporters béninois regrettent que l’arbitre n’ait pas pris la peine de revoir l’action du but refusé à Cebio Soukou en raison d’une faute discutable au préalable. En réalité, M. Mustapha Ghorbal avait sifflé la faute avant le tir du joueur et cette action n’entre donc pas dans le champ d’application de la VAR, qui peut seulement être utilisée dans 4 cas précis, notamment lorsqu’il y a un doute sur la régularité d’un but (or, dans ce cas précis, le coup de sifflet de l’arbitre a mis un terme à l’action avant le but).