Gabaski

C’est l’un des héros inattendus de cette CAN 2021. Quasi-anonyme hors d’Egypte au début de la compétition, Mohamed Abou Gabal (33 ans), plus connu sous son surnom de «Gabaski», s’est fait un nom durant la compétition.

Ce dimanche, avant la finale contre le Sénégal, L’Equipe explique que son sobriquet n’a pas pour origine les pays de l’Est, contrairement à ce qu’on aurait pu penser. Il aurait simplement été imaginé en 2015 par Jesualdo Ferreira. Entraîneur du Zamalek à l’époque, le Portugais peinait à prononcer le nom de son gardien, et il l'aurait donc affublé de ce «diminutif», inventé de toutes pièces mais qui, depuis, lui colle à la peau et figure sur le flocage de son maillot.

Propulsé suite à la blessure d'El Shenawy

Lancé à la 88e minute du 8e de finale contre la Côte d’Ivoire (0-0, 5-4 tab) suite à la blessure de l’inamovible gardien titulaire Mohamed El Shenawy, forfait pour toute la CAN, le portier du Zamalek s’est tout de suite mis en évidence en détournant un missile d’Ibrahim Sangaré avant de repousser le tir au but d’Eric Bailly sur la barre pour contribuer à qualifier son pays.

En quart contre le Maroc (2-1, a.p.), le dernier rempart a encore réalisé une parade décisive sur la tête de Nayef Aguerd en fin de partie. Blessé, il a ensuite fait le show en serrant les dents et en refusant pendant longtemps d'être remplacé avant de se résoudre à céder sa place au jeune Mohamed Sobhy durant la prolongation.

Bouteille d'eau, chewing-gum, et surtout des arrêts !

Titulaire surprise jeudi à l’occasion de la demi-finale contre le Cameroun (0-0, 3-1 tab) alors qu'on le pensait forfait, Gabaski a encore vu sa cote de popularité grimper avec sa parade sur la tête de Michael Ngadeu en début de partie et surtout avec ses deux arrêts face à Harold Moukoudi puis James Léa-Siliki durant la séance de tirs au but. Ses antisèches, comportant des indications sur les tireurs camerounais, collées à sa bouteille d’eau, n’ont fait qu’accroître sa notoriété. L’épisode du chewing-gum, qu’il mâchouille sans arrêt et qu’il avait remis en bouche après l’avoir fait tomber sur le terrain contre le Maroc, lui avait déjà valu un premier buzz quelques jours plus tôt…

Convoqué une première fois en sélection en 2011, rappelé de manière épisodique à partir de 2019 et partie intégrante du groupe seulement depuis le début de saison, le natif d’Aysut ne comptait que 3 capes avant la CAN. Il vient de doubler son total et s’apprête à disputer le match le plus important de sa carrière.

Les antisèches de Gabaski collées à sa bouteille d'eau