Eliminée samedi par le Cameroun (1-2) en quart de finale, la RD Congo a connu un CHAN 2020 particulièrement compliqué en raison des multiples tests positifs au Covid-19 qui ont, à chaque match, empêché le sélectionneur Florent Ibenge de pouvoir compter sur un groupe au complet.

Lui-même testé positif et placé à l’isolement durant la phase de groupes, le technicien avait dans un premier temps refusé de crier au complot. Cependant, suite au gros désagrément survenu avant le match face au pays-hôte (le Cameroun avait annoncé 13 cas positifs au sein de la délégation congolaise alors que la contre-expertise de la CAF n’en a finalement décelé que 3), le vainqueur du CHAN 2016 a radicalement changé de ton.

«On ne peut pas traiter des amis comme on nous a traités»

«Les points négatifs, c’est ce que nous avons vécu ici. Ce n’est pas humain ce qu’on nous a fait. Je parle spécialement de mon cas. On m’a fait prendre des médicaments alors que je n’étais pas malade. Je ne souffrais pas du Covid-19. On m’a déclaré Covid et ce n’est pas normal», a pesté devant les médias celui qui est aussi l’entraîneur de l’AS Vita Club. «Et je ne suis pas le seul. Toute notre délégation a subi cela. J’ai des joueurs qui n’ont pas joué, alors qu’ils n’étaient pas Covid. Et je crois que ce n’est pas beau du tout et à la limite criminel. Il fallait qu’on le dise. On est dans le football, c’est la joie, l’amitié, la fraternité, ce n’est pas tuer les gens.»

Tout en restant par ailleurs fair-play avec le Cameroun, Ibenge a également adressé une pique à destination du pays-hôte. «Le Cameroun a une bonne équipe, il y a de beaux stades, mais il n’a pas besoin de ça pour gagner. On ne peut pas traiter des amis comme on nous a traités. Les gens qui ont fait ça n’ont pas de place dans le foot. (…) Les gens ne se rendent pas compte mais ça donne une très mauvaise image du Cameroun. Même pour ceux qui veulent voyager, quelle sera la validité des tests Covid du Cameroun ?», a asséné le technicien, logiquement très remonté.