Retourné au quotidien de l’AC Milan après un été mouvementé pendant la Coupe du monde, Michael Essien est revenu pour la FIFA sur la prestation des Black Stars au Brésil. L’occasion pour le milieu de terrain de tirer un bilan sans concession sur le niveau de jeu affiché par son équipe durant le tournoi.


Michael, quel regard portez-vous sur les performances du Ghana en Coupe du monde 2014 ?

Malheureusement, je n’ai pratiquement pas joué au Brésil. À titre personnel, j’étais très déçu. Sur le plan collectif, nous n’avons pas répondu aux attentes suscitées par notre expérience en Coupe du monde et nos performances précédentes. Globalement, nous n’étions pas au niveau et 2014 ne restera pas comme un très bon souvenir pour nous.

Avant le début du tournoi, vous évoquiez pourtant la possibilité d’atteindre les demi-finales. Comment expliquer que le Ghana ait échoué si loin du but ?

Je m’étais montré un peu ambitieux en annonçant notre présence dans le dernier carré, mais je préfère viser haut et me tromper. De toute façon, nous voulions faire mieux qu’en 2010. Mais pour cela, il aurait fallu gagner des matches. Nous aurions peut-être mérité de l’emporter face à l’Allemagne. En dehors de ce match, nous n’avons pas fait les efforts nécessaires pour franchir le premier tour.

Vous avez eu l’occasion de vous mesurer aux futurs champions du monde pendant la phase de groupes. À ce moment-là, pensiez-vous que l’Allemagne pourrait gagner la Coupe du monde ?

A ce stade de la compétition, il n’est pas facile de désigner des favoris. En toute franchise, je ne peux pas dire que je voyais les Allemands en finale. L’Allemagne reste cependant une équipe de tournoi et je m’attendais donc à la voir aller relativement loin. Je ne suis pas non plus surpris par son triomphe, car elle a su associer jeunesse et expérience. Quand un groupe trouve son équilibre, le succès est souvent au rendez-vous.

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