Afrik-Foot.com vous raconte l’histoire des équipes africaines en Coupe du monde de football. Pour la première Coupe du monde en Asie (Corée du Sud et Japon), les cinq représentants du continent africain ont bien failli faire chou blanc. Le Cameroun, le Nigeria, l’Afrique du Sud, la Tunisie et l’Afrique du Sud sont tous éliminés dès le premier tour de la compétition. Mais c’était sans compter sur l’étonnante équipe du Sénégal. Il s’en est fallu de peu pour que les hommes de Bruno Metsu soient les premiers africains à jouer une demi-finale de Coupe du monde. Retour sur cette belle aventure…


S’étant imposé comme une nation phare du football africain, c’est dans un groupe très relevé que les Nigérians débuteront le Mondial (Angleterre, Suède, Argentine, Nigeria). Les Super Eagles, huitièmes de finalistes lors des deux précédentes éditions sont attendus au tournant. Finalistes de la CAN en 2000 et troisième en 2002, c’est avec beaucoup d’espoirs que les hommes de Adegboye Onigbinde se rendront en Asie. Mais, cette fois-ci, le défi apparaît trop difficile à relever. Battu 1-0 par l’Argentine avec un but du goleador Gabriel Batistuta, les Super Eagles perdront tout espoir au cours de leur deuxième rencontre face à la Suède, (2-1). Leur Mondial se conclura par un match nul contre l’Angleterre. On aurait aimé voir les Nigérians confirmer mais avec seulement un point en trois matches et un seul but inscrit, on est loin du niveau affiché lors des précédentes éditions.

Première déception donc. La deuxième vient du Cameroun. Les Lions Indomptables, finalistes de la CAN en 2000 et 2002, vainqueur des Jeux Olympiques en 2000, sont, au début de la compétition, la principale chance africaine. Héritant d’une génération exceptionnelle (Song, Tchato, Geremi, Ndjitap, Lauren, Foé, Olembé, Womé, Mboma, Eto’o…) et d’un groupe largement à sa portée (Allemagne, République d’Irlande, Arabie Saoudite), le Cameroun n’a su mettre en avant ses atouts. La faute à une préparation du Mondial déplorable. Menaçant de ne pas se rendre en Asie s’ils n’obtiennent pas leurs primes, les joueurs camerounais s’enferment trois jours dans un hôtel parisien. Ils s’envoleront finalement vers le Japon, pour un voyage bien mouvementé de deux jours. Un triste match nul contre la République d’Irlande au début du tournoi (1-1), service minimum contre la faible Arabie Saoudite (1-0) atomisée 8-0 lors de leur entrée dans la compétition contre la Mannschaft. Enfin, au cours d’un match âpre, les coéquipiers de Rigobert Song chutent face à l’Allemagne d’Oliver Kahn (2-0). Des regrets donc, pour une équipe qui ne pouvait qu’espérer mieux.

Les autres? Deux équipes moins attendues, la Tunisie et l’Afrique du Sud. Pas grand chose à dire sur les Lions de Carthage, qui apparaissent encore une fois trop frileux pour espérer un résultat positif. Éliminé au premier tour de la CAN en 2002, les hommes d’Ammar Souayah sont logiquement éliminé avec deux défaites sur le score de 2 à 0 (Russie, Japon) et un match nul contre la Belgique (1-1). En revanche, les Bafana Bafana ont été tout proche de l’exploit. Un match nul arraché contre le Paraguay (2-2), une victoire contre la Slovénie (1-0) et les hommes de l’immense Jomo Sono se retrouvent à jouer la qualification contre l’Espagne lors du dernier match. Menés 3-2 par la Roja, les Sud-Africains sont virtuellement qualifiés jusqu’à la 84e minute. Mais le Paraguay inscrit alors un deuxième but contre la Slovénie et s’envole vers les huitièmes de finale. Les assauts des coéquipiers de Benni McCarthy en fin de rencontre n’y changeront rien. Dommage…

L’aventure sénégalaise

Fort heureusement les Sénégalais feront honneur au continent africain. Dans un groupe A relevé avec l’Uruguay, le Danemark et la France, championne du monde en titre, les Sénégalais pour leur première participation à la Coupe du monde sont loin d’être favori. Et pourtant, les vice-champions d’Afrique, dominés face aux Bleus, parviennent à arracher les 3 points sur un contre de Papa Bouba Diop, le géant du Racing Club de Lens, qui glisse la balle dans les filets. Victoire 1-0. Renommés « les Sénégaulois », à cause du grand nombre de joueurs évoluant dans le championnat de France (Sylva, Aliou Cissé, Coly, Henri Camara, Diouf, Diao, Bouba Diop, Fadiga), les Lions de la Teranga resteront invaincus au premier tour avec deux matches nul contre le Danemark (1-1) et l’Uruguay (3-3).

En huitièmes, au cours d’un match d’anthologie contre la Suède, dans le stade japonais d’Oita, les coéquipiers d’El-Hadji Diouf décrochent une victoire durant les prolongations grâce à un but en or du Sedanais Henri Camara, déjà auteur du premier but de son équipe, victoire 2-1. En quart de finale, les hommes de Bruno Metsu apparaissent fatigués, ils chutent en début de prolongation contre la Turquie sur un but d’Ilhan Mansiz. Pour sa première participation à une Coupe du monde, le Sénégal était tout proche de réaliser l’exploit, être la première équipe africaine qualifiée en demi-finale d’une Coupe du monde.