Quel est le point commun entre Hugo Chavez et El Hadji Diouf ? Leur soutien pour… le colonel Khadafi. L’international sénégalais a en effet fait du bruit en soutenant le guide de la Révolution libyenne dans un entretien fleuve accordé au Buteur.


El Hadji Diouf est incorrigible. A 30 ans, l’attaquant des Rangers aime la polémique. A moins que ce ne soit l’inverse. Quoi qu’il en soit, l’ancien international sénégalais a apporté de l’eau au moulin de ses détracteurs après avoir soutenu publiquement le colonel Khadafi.

Le guide de la Révolution, qui ne veut pas quitter le pouvoir malgré les pressions du monde entier, peut compter sur le soutien de l’ancien Lensois. Interrogé par Le Buteur, Diouf a d’ailleurs raté une occasion de se taire. « Je ne peux pas être loin de ce qui se passe dans ces pays. Je ne sais pas qui a raison et qui a tort, mais c’est dommage de voir autant de victimes, a-t-il affirmé. Khadafi, c’est un homme que j’ai toujours admiré. Je dis la vérité. Je le connais et je connais Seif, son fils. Ce sont mes amis. Mais franchement, je ne sais pas vraiment ce qui se passe en Libye, mais ça doit être très dur pour Khadafi et sa famille. Moi je dis, que, Inch’Allah, la victoire sera pour celui des deux qui a raison. »

« Ce doit être dur pour Khadafi et sa famille »

Pas sûr que ses déclarations ravissent du côté d’Ibrox Park. D’autant que le Sénégalais en a rajouté, poussant Madjid Bougherra à quitter les Rangers pour la Premier League, tout en narguant les supporters rivaux, ceux du Celtic, que les Gers affrontent dimanche pour un nouveau Old Firm décisif.

En neuf saisons Outre-Manche, il a collectionné les cartons (68 jaunes, 4 rouges) et les mauvais gestes : crachats sur des supporters du Celtic (2003) et de Middlesbrough (2004), sur un joueur de Portsmouth (2004), bagarres avec un coéquipier à Sunderland puis à Blackburn (2009), insultes à l’encontre d’un jeune ramasseur de balle, insultes envers un joueur blessé (2010), frasques extra-conjugales… Pas de quoi se faire des amis.