Lomé, la capitale togolaise vibrera du 10 au 24 mars aux couleurs du 7ème championnat d’Afrique des nations cadet de football. 8 équipes sont invitées pour animer la fête. Mais les journaux togolais ont sévèrement critiqué, cette semaine, les préparatifs de la compétition.


Par notre correspondant au Bénin et Panapress

Huit équipes réparties dans deux poules iront à l’assaut du titre conquis en 2005 par les jeunes scorpions de la Gambie. Il s’agit du Togo, pays hôte de l’épreuve, de l’Afrique du Sud, du Gabon, de la Tunisie d’une part et du Ghana, du Burkina-Faso, du Nigeria et de l’Erythrée d’autre part.

Le samedi 10 Mars donc au stade Kégué de Lomé, le Togo ouvrira le bal avec les petits Bafana Bafana de l’Afrique du Sud. Ensuite, il sera suivi du match qui oppose les cadets panthères du Gabon aux petits aigles verts de la Tunisie.

Signalons que parmi les jeunes Eperviers Togolais, qui étaient en regroupement à Abidjan, six ont été déclarés inaptes par les médecins à participer à cette CAN des cadets à cause des problèmes cardiaques.

Le 7ème championnat d’Afrique des nations cadets (Togo 2007) prendra fin le 24 mars prochain et les quatre meilleures équipes représenteront l’Afrique au Mondial de cette catégorie prévu au Pérou.

Le bon déroulement de cette CAN des cadets représente le premier test pour le nouveau président de la fédération Togolaise de football et son équipe. Cependant, les préparatifs semblent avoir été insuffisants, selon la presse togolaise.

La presse togolaise critique l’organisation de la CAN cadets

« La fête est mal partie », titre le bimensuel « L’Equipe sportive », qui se demande « à qui la faute » entre le ministre des Sports, Richard Attipoe, le président de la Fédération togolaise de football (FTF), Tata Avlessi et le Président du Comité d’organisation de la CAN (COCAN), Godfried Ekué, dont les photos sont reproduites en première ligne.

Le journal reproche aux autorités en charge du football d’avoir débuté tardivement les préparatifs, et dénonce au passage le budget de 450 millions alloués à l’organisation contre les 2 milliards sollicités.

« On ne sent pas que le pays va abriter une compétition. C’est un silence qui règne sur la ville », mentionne « l’Equipe sportive ».

Pour « Tingo Tingo », un hebdomadaire de faits divers, « les Togolais ont toujours failli là où beaucoup ont réussi », reprochant le manque de discernement dans l’organisation. Le journal souligne que la plupart des stades destinés aux entraînements des équipes participantes ne sont pas disponibles à les accueillir, citant celui d’Ablogamé, (est de Lomé).

« Le Togo mérite-t-il d’organiser la compétition ? », s’interroge pour sa part le journal « Liberté tri hebdo » qui constate l’absence de mobilisation autour de éperviers cadets et conclut que la compétition risque d’être « la plus piètre jamais organisée ».  » Le quotidien gouvernemental, « Togo presse » rassure malgré tout. « Tout est prêt pour que la fête soit belle.