Pour ses grands débuts à la tête de l’Ile Maurice, Didier Six s’est fait remarquer lors de la Cosafa Cup. Entre conférences de presse séchées, prises de bec avec l’arbitre et son refus de quitter le banc de touche après son expulsion, le technicien français a fait parler de lui… et récolté une suspension accompagnée d’une amende.


Pour sa première compétition à la tête de l’Ile Maurice, Didier Six a démarré fort, très fort. Hélas pas en termes de résultats puisque le « Club M » a été éliminé dès le premier tour de la Cosafa Cup, une compétition amicale regroupant des sélections d’Afrique australe en Afrique du Sud. Les « Dodos » ont tout de même sauvé la face en s’imposant 1-0 contre les Seychelles jeudi, lors du dernier match. Un succès que Didier Six a savouré non pas depuis son banc… mais en tribunes, après avoir fait bien des vagues. Explications.

Ayant refusé de parler aux médias à l’issue de la défaite contre le Zimbabwe (0-2) lors du premier match, l’ancien sélectionneur du Togo a été rappelé à l’ordre par les organisateurs. Un avertissement visiblement pas suffisant puisqu’il a fait encore plus fort lors du deuxième match, contre la Namibie (0-2), mardi, en se faisant exclure à la 73e après une énième altercation avec l’arbitre. Comme si cela ne suffisait pas, il a ordonné à ses joueurs de quitter le banc après un penalty inexistant accordé à l’adversaire (à partir de 1min50 sur la vidéo). Criant au complot, il a ensuite tenté de regagner son banc, cigarette à la main, avant d’être promptement évacué vers les vestiaires par l’arbitre.

L’écart de trop. Pour la première fois dans l’histoire de la Cosafa Cup, une commission de discipline a été convoquée. Jeudi, elle a prononcé l’exclusion du français jusqu’à la fin de la compétition et l’a condamné à une amende de 2000 livres (plus de 2 800 euros), indique la BBC. « Nous sommes déçus par ce comportement« , regrette Sue Destombes, la secrétaire générale de la Cosafa, « cette attitude générale et cette conduite ne sont pas celles attendues pour un technicien aussi expérimenté. »

Seule circonstance atténuante : l’ancien Marseillais était remonté avant même le coup d’envoi du tournoi. La cause de son courroux ? Le refus de la Cosafa d’autoriser les internationaux Francis Rasolofonirina et Jonathan Edouard à participer à la compétition pour des problèmes de passeport. Si la colère de Didier Six est compréhensible, ses écarts de conduite le sont beaucoup moins, surtout de la part d’un coach âgé de 60 ans et qui prônait « l’autodiscipline » lors de sa prise de fonction !