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Nouveaux rebondissements dans l’affaire de la mort d’Albert Ebossé. Alors que les autorités algériennes ont toujours expliqué que le joueur a succombé à un « traumatisme crânien causé par un objet contondant » (projectile lancé des tribunes), une contre-autopsie effectuée au Cameroun débouche sur de toutes autres conclusions, présentées samedi à Yaoundé lors d’une conférence de presse réalisé par André Bojongo, le père du défunt, des médecins et des avocats. D’après l’autopsie effectuée par Mouné André, médecin anatomo-pathologiste à l’hôpital militaire de Douala, « Albert Ebossé est décédé des suites d’une agression brutale avec polytraumatisme crânien« .

Au cours de l’autopsie, « nous avons constaté une série de cinq lésions assez patentes qui ne corroborent pas avec la thèse avancée dans un premier temps par les autorités algériennes qui laissaient croire que le joueur aurait été tué par un projectile lancé depuis les gradins« , affirme le médecin. Au total, ce sont pas moins de cinq lésions qui sont recensées dans le rapport : « sur le crane 1- Une embarrure de la calotte; 2- la fracture des os de la base du crâne ; 3- la fracture des vertèbres cervicales. Sur l’épaule gauche : une luxation et une fracture maquée de la clavicule du même côté« . Les avocats de la famille exhortent les autorités algériennes à « percer le mur du silence » pour que vérité soit faite sur cette affaire et que les coupables soient jugés. Ils ont saisi la FIFA et la CAF.

Sur le même sujet : Décès d’Albert Ebossé : le rapport qui accuse.

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