Le feuilleton Mehdi Merghem est loin d’avoir livré son épilogue. Annoncé ces derniers jours comme une recrue du SC Bastia à la fin du mercato d’hiver, l’international A’ algérien se retrouve au cœur d’un bras de fer juridique et administratif avec la JS Kabylie, chacun campant sur une version radicalement différente.
Côté kabyle, le discours est clair et ferme. Dans un communiqué publié après la fermeture du mercato en France, la JSK a formellement démenti tout transfert de Mehdi Merghem, affirmant que le joueur reste contractuellement lié au club. Les dirigeants rappellent avoir investi près de 30 millions de dinars (environ 195 000 euros) pour le recruter l’été dernier et refusent toute sortie sans compensation.
Dans les faits, le joueur ne s’entraîne plus avec le groupe depuis près d’un mois, alors que la JSK est engagée en Ligue des champions africaine, une situation sportive bloquée qui pénalise les deux parties.
Bastia sûr de son coup avec Mehdi Merghem
À l’inverse, le SC Bastia affiche une totale confiance. Le club corse a officiellement annoncé la signature de Merghem pour six mois, avec deux années en option, précisant que le joueur est arrivé libre après avoir accepté la résiliation de son contrat proposée par la JSK. Seul élément manquant : la réception du Certificat International de Transfert (CIT), indispensable pour l’homologation.
🆕💙 𝐌𝐞𝐡𝐝𝐢 𝐌𝐞𝐫𝐠𝐡𝐞𝐦 hè turchinu !
— SC Bastia (@SCBastia) February 3, 2026
Le Sporting Club de Bastia est heureux d’annoncer la signature de Mehdi Merghem.
✍🏼 Mehdi s’est engagé avec le club jusqu’en 2026, avec deux saisons supplémentaires en option.
Le Sporting est désormais dans l’attente de la réception… pic.twitter.com/YqzcKNV7DI
Selon la presse algérienne, notamment La Gazette du Fennec, Bastia s’attend à obtenir un CIT provisoire délivré par la FIFA dans les prochaines heures, comme le règlement l’autorise en cas de litige après la clôture du mercato. Le même média affirme que la JSK aurait donné son aval à la résiliation via un canal informel reconnu par la FIFA, mais sans transmettre les documents officiels à temps, une gestion approximative qui aurait coûté leur poste à plusieurs dirigeants, récemment limogés par Mobilis, actionnaire majoritaire du club.
Vers un dénouement à l’amiable ?
De son côté, le média Compétition avance une version plus nuancée : après avoir envisagé une résiliation unilatérale pour salaires impayés, Merghem et Bastia seraient désormais prêts à négocier avec la JSK afin de régulariser la situation. Le club kabyle espère récupérer au moins les “quatre milliards de centimes” investis.
L’affaire est loin d’être réglée, et l’issue dépendra désormais des instances internationales.

/https%3A%2F%2Fmedia.afrik-foot.com%2Fmain%2F2026%2F01%2FMehdi-Merghem-JS-Kabylie.jpg)