Saber Khalifa, Wahbi Khazri, Faouzi Ghoulam, Victor Wanyama. Tous ces talentueux joueurs ont un point en commun : ils sont allés au clash avec leur club cet été. Qu’il s’agisse du dénouement, ou du degré de conflictualité, chaque cas a été unique. Afrik-Foot revient sur ces divorces plus ou moins consentis.


Saber Khalifa, le plus inattendu

Disposant d’un bon de sortie, délivré par Evian Thonon Gaillard cet été après deux années de bons et loyaux services (13 buts en Ligue 1 en 2012/13), Saber Khalifa devait, a priori, quitter la Haute-Savoie en très bons termes avec tout le monde. Il n’en a rien été. Resté en Tunisie le temps que son fils obtienne enfin des papiers français, l’attaquant international tunisien de 26 ans a séché la reprise de l’entraînement. Et, accessoirement, provoqué le courroux de Pascal Dupraz, son entraîneur à l’ETG.

De « vivement que Khalifa parte« , à « je ne connaissais qu’un Khlifa. J’ai appris dernièrement qu’il y avait un Khalifa, je ne sais pas de qui vous parlez« , en passant par le « fantôme Khalifa« , le technicien haut-savoyard a multiplié les tacles à l’égard de son ancien buteur, qui a finalement signé à l’Olympique de Marseille début août. Sans avoir repris l’entraînement avec le finaliste de la Coupe de France !

Dimanche dernier, invité sur le plateau du Canal Football Club, Pascal Dupraz a enfin enterré la hache de guerre, déclarant « c’est un très bon joueur » au sujet de l’Aigle de Carthage. Tout est bien qui finit bien.

Faouzi Ghoulam, le « lofteur »

Poussé sur le banc par Jonathan Brison à un an du Mondial, Faouzi Ghoulam est en quête de temps de jeu cette saison. A Saint-Etienne ou ailleurs. Souhaitant d’abord conserver son latéral gauche de 22 ans, formé à l’Etrat, l’ASSE a finalement accepté de le laisser partir au Torino fin juillet.

Mais l’international algérien, trop gourmand financièrement, et le Toro ne se sont jamais mis d’accord. Excédée par le revirement d’un joueur dont elle avait consenti au départ, la direction des Verts a décidé de mettre le Fennec au placard tant qu’il ne se sera pas trouvé un nouveau point de chute.

Un temps rompues, les négociations entre le défenseur et le Torino ont repris la semaine dernière. S’il ne veut pas passer une saison en CFA et regarder le Mondial à la télévision, il vaudrait mieux qu’elles aboutissent d’ici quelques heures…

Wahbi Khazri, le repenti

Le cas s’annonçait comme l’un des dossiers chauds de l’été. Finalement, la tension est très vite retombée. Début juillet, désireux de franchir un palier en rejoignant une formation plus huppée, Wahbi Khazri est allé au clash avec le Sporting Club Bastia. Le milieu offensif de 22 ans, auteur de 7 buts et 7 passes décisives en Ligue 1 la saison passée, reprochait à son club formateur de ne pas respecter un accord écrit datant de l’été 2012, stipulant qu’il dispose d’un bon de sortie cette saison.

Après avoir séché l’entraînement pour se faire entendre, l’international tunisien a finalement débuté la saison comme si de rien n’était, assurant que « rester ne serait pas un problème« . L’Aigle de Carthage a même fini par regretter son attitude. Un épilogue heureux. S’il s’agit bien d’un épilogue car l’OL s’intéresse encore au Tunisien et pourrait faire une offre d’ici au 2 septembre, date de la fin du mercato en France.

Victor Wanyama, le gentleman’s agreement

Le premier divorce d’un Africain pendant le mercato 2013 fut aussi le plus court. Après deux saisons avec les Bhoys, qui lui ont permis de se révéler, Victor Wanyama a demandé à quitter le Celtic Glasgow. Faisant mine, dans un premier temps, de rester sourd aux revendications de son international kényan, le champion d’Ecosse a fini par se résoudre à un départ de son milieu défensif de 22 ans. Mais pas vers la destination qu’il a lui-même choisie.

Le club catholique a d’abord fait le forcing pour que Wanayama rejoigne Southampton. Lui privilégiait la piste menant à Cardiff City, qui proposait une indemnité de transfert plus faible mais un salaire plus élevé.

Fin juin, l’agent du joueur a dénoncé de manière assez virulente l’attitude du Celtic, rappellant que Wanyama avait perdu un million d’euros en 2012 en refusant une offre de QPR pour ne pas aller au clash avec la formation dirigée par Neil Lennon. Finalement, la tension est retombée dans les jours suivants. Southampton s’est entendu financièrement avec le Kényan, qui a rejoint les Saints.