A l’issue d’une rencontre très attendue ce lundi à Rabat avec les autorités marocaines, la Confédération africaine de football a annoncé son refus de reporter la CAN 2015. Le tournoi aura donc lieu au mois de janvier comme prévu, mais reste à savoir où…


La nouvelle est enfin tombée. Après de longues semaines de tractations et une dernière entrevue dimanche à Alger lors de la réunion du Comité exécutif de la Confédération africaine de football, l’instance a rencontré l’organisation marocaine ce lundi à Rabat pour lui faire part de sa décision de ne pas reporter la CAN 2015.

Emmenée par son président Issa Hayatou, la CAF a attendu jusqu’au dernier moment avant de faire part de sa volonté de voir la compétition prévue du 17 janvier au 8 février 2015 à Agadir, Tanger, Rabat et Marrakech, se dérouler aux dates prévues. Une décision prise en dépit des risques liés à la propagation du virus Ebola, argument invoqué par le Maroc pour justifier un éventuel report.

La CAF s’est appuyée sur des recommandations de l’OMS, mais a aussi mis en avant le fait que le Maroc comptait toujours accueillir le Mondial des clubs, prévu en décembre et qu’à ce niveau l’organisation n’avait pas manifesté d’inquiétudes. L’instance a aussi mis en avant son calendrier qui s’est « étoffé au fil des ans et compte onze (11) compétitions aujourd’hui. Tout changement dans le chronogramme des compétitions se ferait au détriment du reste de l’agenda de la Confédération, notamment le Championnat d’Afrique des Nations prévu en janvier 2016 au Rwanda que la CAF maintient également aux dates convenues. »

Dans son communiqué lu devant un parterre de médias, la CAF a indiqué que le Maroc a jusqu’au samedi 8 novembre pour confirmer l’organisation ou se retirer et que les éventuels pays candidats à accueillir la compétition ont jusqu’à cette même date pour se manifester. Face à cette décision, le Maroc dispose de deux possibilités.

 Se plier à la décision de la CAF

Devant ce refus de la CAF, la CAN 2015 est disputée aux dates fixées et aucun chamboulement n’a lieu. Toutes ces tractations n’auraient alors servi à rien, si ce n’est alimenter les rumeurs les plus folles. Scénario qui tendrait à monter l »image d’une CAF intransigeante et seule décisionnaire, refusant de bouleverser les calendriers de ses compétitions.

 Passer outre la décision de la CAF et renoncer à l’organisation

Un scénario qui n’est pas à exclure compte tenu de la volonté marocaine d’éviter tout risque de contagion sur son territoire. Il faudrait alors trouver un nouveau pays hôte alors que pour l’heure les consultations menées par la CAF pour trouver un plan B n’ont pas porté les résultats escomptés. Seul le Nigeria (et dans une moindre mesure le Gabon et le Ghana) a clairement manifesté un intérêt à vouloir accueillir la compétition en janvier, là où la CAF comptait sur l’Afrique du Sud et ses installations au point, comme lors de l’édition de 2013 avec le forfait de la Libye.

Et si au final ce scénario se matérialisait, le Maroc serait exposé à de lourdes sanctions, notamment sportives pour ses clubs, toutes les catégories de sélections, qui pourraient être privés de toutes compétitions sur une période pouvant aller jusqu’à deux ans. Ensuite il faudrait régler le gros problème : trouver un nouveau pays hôte alors que la compétition va débuter dans à peine plus de deux mois.

Le communiqué officiel de la CAF