Le ton monte entre la CAF et le Conseil des Associations de Football en Afrique Australe (COSAFA), qui représente 14 de ses membres. Dimanche, l’ensemble sous-régional a annoncé qu’il soutiendra Ahmad Ahmad contre le président sortant, Issa Hayatou, lors des élections le mois prochain. Dans la foulée, le président de la zone COSAFA, Phillip Chiyangwa, a fait part de son désir d’organiser un rassemblement avec d’autres présidents de fédérations africaines chez lui à Harare au Zimbabwe le 24 février. Une annonce interprétée comme une menace par la CAF !

Du coup, l’instance a adressé une lettre au COSAFA, lui stipulant qu’il n’a « pas le pouvoir d’organiser un tel rassemblement sans en porter connaissance à la CAF et sans son autorisation. Organiser une telle réunion avec des représentants d’autres associations membres que celles de la zone COSAFA s’assimile à une tentative de déstabiliser la CAF. Le comité exécutif de la CAF se réserve le droit de sanctionner toute infraction à ses statuts. » D’après la BBC, Chiyangwa n’a pas tardé à répondre à cette correspondance, mentionnant les statuts de la FIFA qui protègent les droits de l’Homme dont la liberté d’association. Le climat commence déjà à se tendre à l’approche des élections…