Dans les jours qui suivent la finale très tendue de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc, les débats ne se limitent plus au terrain. Ancien international algérien et champion d’Afrique 2019, Djamel Benlamri n’a pas hésité à faire un dangereux parallèle avec une situation vécue par les Fennecs.
Revenant sur les événements chaotiques de la finale de la CAN, Benlamri s’est arrêté sur la réaction collective des Lions de la Teranga, lorsque ces derniers ont quitté la pelouse pour protester contre certaines décisions arbitrales en fin de match.
Selon lui, cet acte a eu un effet immédiat sur la suite de la rencontre :
« Après la sortie des joueurs du Sénégal pour contester les décisions de l’arbitre, ce dernier s’est montré beaucoup plus cohérent dans la suite du match. C’est exactement ce qu’il faut faire dans ce genre de situations, tout en restant professionnels. »
Pour l’ancien défenseur, cette contestation collective aurait permis de rééquilibrer le rapport de force psychologique avec l’arbitre.
Le parallèle avec Algérie–Nigeria
Benlamri a ensuite fait le lien avec l’élimination de l’Algérie face au Nigeria en quart de finale de cette CAN 2025. Un match marqué, là aussi, par des décisions largement contestées de l’arbitre Issa Sy, notamment un penalty jugé évident par les supporters des Fennecs et non sifflé en début de rencontre.
Sur ce point, son constat est clair :
« L’Algérie aurait dû adopter la même attitude face au Nigeria pour marquer le coup. Il ne s’agissait pas forcément de quitter réellement le terrain, mais surtout d’exprimer une contestation forte. »
L'ancien international Algérien, Djamel Benlamri, vainqueur de la CAN 2019, adresse un message à Sadio Mané :
— FARID BOUSSALEM (@faridmca1921) January 19, 2026
" Aujourd'hui. Je te pardonne le coup de tête que tu m'avais infligé en finale de la CAN 2019 " 😆😆
Tout le continent africain est heureux 😁#Senegal #AFCON2025 pic.twitter.com/qnotaceB9t
Un discours qui, malheureusement, incarne les craintes que pouvaient générer la situation de la finale : créer un précédent.
Désormais, chaque équipe qui s’estimera lésée pourrait être tentée de quitter la pelouse, ralentir le jeu ou forcer un bras de fer, dans l’espoir d’influencer l’arbitrage. Un scénario qui menace directement l’équité sportive et la crédibilité des compétitions africaines, ou internationales.
Ce qui a été perçu par certains comme un “coup de pression intelligent” peut rapidement devenir un très mauvais exemple, banalisant des comportements qui devraient rester exceptionnels, voire sanctionnés.

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