La Fédération togolaise de football (FTF) a été placée sous tutelle de la FIFA, sur décision prise vendredi à Marrakech à l’issue du comité exécutif de l’instance qui régit le football mondial. Un comité de normalisation va être chargé de réviser les statuts de la FTF afin de préparer des élections.


La Fédération togolaise n’y coupera pas. Vendredi, à l’issue de la réunion de son Comité exécutif, la FIFA a annoncé « la désignation d’un comité de normalisation afin de réviser les statuts de la FTF et organiser des élections d’ici au 30 novembre 2015. » Le résultat de la crise institutionnelle que traverse la Fédération togolaise depuis plusieurs semaines, alors que le mandat de l’actuel bureau directeur a expiré depuis le 4 novembre.

Or depuis cette date, aucune élection n’a eu lieu. La faute notamment à l’arrestation du président de la FTF, Gabriel Ameyi, interpellé à son retour de la cérémonie du tirage au sort des groupes de la CAN 2015, dans le cadre d’une affaire d’escroquerie. Evénement qui a conduit au report du congrès extraordinaire devant préparer les prochaines élections à la tête de l’instance.

Et si depuis, le dirigeant a été remis en liberté, la FIFA a décidé de ne plus attendre afin d’éviter les scénarios qu’ont connu le Gabon, ou encore le Cameroun, qui ne voit toujours pas le bout du tunnel depuis juin 2013. Un comité de normalisation, dont la composition n’est pas encore connue, va très prochainement être mis en place afin de garantir la tenue d’un scrutin une fois les textes révisés.

L’histoire se répète pour la FTF, qui déjà en 2009 avait eu à subir pareille tutelle de la part d’un comité de normalisation, débouchant par la suite sur l’élection de… Gabriel Ameyi en octobre 2010. Du côté togolais, cette décision n’est pas réellement applaudie, 36 clubs locaux s’étant réuni pour faire part de leur désapprobation quant à la mise en place du comité.