Manuel Amoros, ancien défenseur du coq français et coéquipier de Michel Platini est nommé sélectionneur des Ecureuils du Bénin. Il vient remplacer Edmé Codjo, un entraîneur béninois bien capté qui a fait ses classes en Allemagne.


Nommé le 12 janvier dernier, Manuel Amoros a foulé le sol béninois vendredi soir. Il est venu à Cotonou pour discuter ce week-end des termes du contrat avec son employeur, le ministre de la Jeunesse, des sports et des loisirs. Suite aux échanges, il pourrait donc signer automatiquement le contrat le liant à la fédération béninoise de football et prendre la relève d’Edmé Codjo en poste depuis août 2011. Un brillant Béninois qui a fait ses diplômes en Allemagne et spécialisé dans la formation des jeunes footballeurs.

Né le 1er février 1962 à Nîmes, Manuel Amoros dirigera l’encadrement technique du Bénin après son passage sur le banc Comorien. L’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille et de l’AS Monaco aura la lourde responsabilité de qualifier les Ecureuils pour la CAN 2013 de football. Les Béninois qui ont joué les CAN 2008 et 2010 suite à l’historique qualification de 2004 sont absents au Gabon et en Guinée Équatoriale après leur débâcle de 6-2 face à la Côte d’Ivoire à Cotonou lors des qualifications pour la CAN 2012 qu’ils ont achevé à la 4e et dernière place de leur groupe composé du Rwanda, du Burundi et de la côte d’Ivoire.

Le premier test grandeur nature d’Amoros est prévu le 29 février et le 15 juin prochain. Les éliminatoires de la CAN 2013 démarrent avec un tour de barrage contre l’Ethiopie. Le technicien français devra recomposer une équipe nationale capable de redonner espoir au public sportif béninois obligé de suivre à travers les médias la CAN 2012. Ses probables joueurs qu’il devra aussi remotiver sont Stéphane Sessegon, Michaël Poté, Khaled Adénon, Emmanuel Imorou, Khaled Adénon, ou encore Guillaume Gbémènou, tous évoluant en Europe.

Au Bénin, l’expérience de Manuel Amoros sera un grand atout pour les techniques managériales. Le championnat professionnel béninois a tôt fait de céder sa place à une compétition de transition dont la dénomination est encore floue en raison d’une crise de leadership entre les dirigeants.