Mercato Barça : une semaine à une arrivée et un départ… Où en est Barcelone avec ses pépites africaines ?

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L’arrivée du jeune talent égyptien Hamza Abdelkarim au FC Barcelone confirme une dynamique de plus en plus visible : le club blaugrana fait progressivement de l’Afrique son nouveau terrain de chasse. Mais si le chemin vers l’équipe première reste exigeant et semé d’embûches. D’ailleurs, où en sont les jeunes recrues africaines du Barça ?

Hamza Abdelkarim, symbole d’une nouvelle passerelle ?

Prêté par Al Ahly avec option d’achat, le jeune joueur Hamza Abdelkarim, révélé à la Coupe du Monde U18, incarne cette nouvelle stratégie ciblée du Barça, tournée vers la détection précoce de profils à fort potentiel sur le continent africain.

Le club catalan, qui se tournait auparavant plus volontiers vers l’Amérique du Sud, cherche désormais à structurer des passerelles plus directes vers l’Afrique, dans un contexte où la formation sur le continent gagne en qualité et en visibilité.

Mbacke Fall, un départ qui rappelle la dure réalité

Dans le même temps, le Barça a acté le départ définitif de Mamadou Mbacke Fall vers le St. Louis City SC. Bien qu’il ait été formé aux États-Unis et non recruté directement en Afrique, le défenseur sénégalais n’a jamais réussi à franchir le cap de l’équipe première malgré 60 matchs avec la réserve. Son retour en MLS rappelle que Barcelone reste un club où la concurrence est féroce, y compris pour les jeunes talents.

L’Afrique, longtemps marginale à La Masia

Dans les années 2000, la présence de Samuel Eto’o avait facilité l’arrivée ponctuelle de jeunes Camerounais via sa fondation, dont Jean-Marie Dongou. Mais rares sont ceux qui ont réellement atteint le haut niveau. André Onana et Fabrice Ondoa restent les exceptions notables, bien qu’ils n’aient eux-mêmes jamais percé en équipe première du club.

Pour les joueurs de champ, les exemples de réussite ont été encore plus limités, à l’image du latéral Sénégalais Moussa Wagué, recruté après le Mondial 2018, où il s’était révélé comme le plus jeune buteur africain en Coupe du Monde. Mais de prêts en prêts, il n’a jamais su s’imposer en équipe première, et évolue aujourd’hui à Panserraïkos (Grèce). Idem pour son compatriote Mikayil Faye, prêté à Cremonese par Rennes et aujourd’hui loin des standards du Barça.

Trois talents africains en construction au Barça Atlètic

Aujourd’hui, le projet africain du Barça s’incarne surtout au Barça Atlètic :

David Oduro (Ghana) s’est installé dans la rotation avec 12 apparitions et un temps de jeu régulier, encore perfectible mais encourageant.

Abdul Aziz Issah (Ghana) progresse plus lentement, utilisé principalement comme joker (9 matchs) , avec des éclairs intéressants mais une adaptation encore en cours.

Enfin, la pépite Ibrahim Diarra (Mali), très prometteur lors de ses débuts et décisif en finale de Youth League, voit actuellement sa progression freinée par une blessure, sans que le club ne remette en cause son potentiel.

Ibrahim Diarra, FC Barcelone, Youth League
© Imago

Une ouverture progressive, aux enjeux bien plus larges

Si les précédents incitent à la prudence, la tendance est vraie : le FC Barcelone s’ouvre de plus en plus à l’Afrique. À mesure que les infrastructures, les académies et les partenariats se structurent sur le continent, ce type de recrutement a vocation à se multiplier.

À terme, l’objectif sera que les talents africains gagnent en visibilité au plus haut niveau, tout en permettant aux académies locales de s’inscrire dans un business model durable, bénéfique à l’ensemble de l’écosystème.

Mercato Barça : une semaine à une arrivée et un départ… Où en est Barcelone avec ses pépites africaines ?

Louis Mukoma Fargues