Jean-Gérard Benoit Czajka est un homme en colère. Agent de Victor Osimhen depuis ses 16 ans (il en a aujourd’hui 21), l’homme d’affaires a eu la désagréable surprise d’être évincé alors que le transfert de l’attaquant nigérian de Lille à Naples était quasiment bouclé. Alors que son désormais ex-protégé l’a mis sur la touche au profit d’un autre agent, William Davila, Czajka estime que des personnes mal intentionnées ont mis des «bêtises dans la tête du joueur».

«Il y a beaucoup de pression. Il a certainement perdu un peu pied. Il y a ce William Davila qui doit lui faire la cour depuis un moment. On lui a peut-être expliqué qu’on pouvait lui avoir un meilleur contrat», a glissé l’agent pour France Football avant d’expliquer pourquoi l’officialisation de ce transfert présenté comme bouclé depuis des jours tarde selon lui. «Ce que je comprends, c’est qu’on essaye de justifier ‘le travail’ du ‘nouvel agent’, en ayant repris la négociation depuis le début. Je suis pressé de découvrir le contrat final signé par Victor, et de le comparer avec ce que nous avions évoqué avec Naples par écrit. D’autant que le 13 juillet au matin, Luis Campos et Gérard Lopez m’ont contacté par téléphone, en me recommandant fortement de négocier avec ce nouvel agent, sinon selon eux, ‘je risquais de tout perdre…’».

Démentant les rumeurs qui affirment qu’Osimhen l’a mis de côté en raison de sa gourmandise, Czajka a expliqué qu’il avait négocié une commission de 5 millions d’euros sur le transfert, soit 8% du total du contrat brut. Et il compte bien faire valoir ses droits pour percevoir son dû. «Nous avons toujours travaillé honnêtement avec Victor, chose que ne peuvent pas dire bon nombre d’agents, nous sommes dans notre bon droit. Et s’il faut aller devant les tribunaux pour garder la face, nous y irons… (…) Après, il est très probable qu’on puisse me proposer un arrangement, chose que je n’accepterai pas», a prévenu l’agent.