Au bord de l’élimination dans les qualifications au Mondial 2018, l’Algérie doit absolument empocher 6 points lors de sa double confrontation face à la Zambie les 2 et 5 septembre. Le sélectionneur Lucas Alcaraz et ses troupes veulent encore croire en une incroyable résurrection.


Décrochée en queue de son groupe éliminatoire au Mondial 2018 à cinq points du leader nigérian, l’Algérie va jouer son va-tout contre la Zambie samedi à Lusaka puis le 5 septembre à Constantine. A l’approche de ces rendez-vous cruciaux, où le moindre faux-pas enterrera les derniers espoirs de qualification, le sélectionneur Lucas Alcaraz se sait sous pression, même s’il n’était pas aux commandes lors des deux premières journées (1-1 à domicile contre le Cameroun puis défaite 3-1 au Nigeria).

« C’est normal qu’il y ait de la pression, je suis conscient qu’il y’a tout un peuple qui veut voir son équipe triompher, mais j’aimerais bien voir moins de critiques et de divergences« , a expliqué le technicien espagnol ce mercredi devant la presse avant de fixer la marche à suivre. « Je pense que nous avons les moyens de gagner à Lusaka et à Constantine trois jours plus tard, mais il faudra le démontrer sur le terrain. Le groupe est conscient de la tâche qui l’attend. Nous sommes en train de nous préparer avec l’envie d’aller au Mondial et tenter de préserver nos chances en gagnant ces deux matchs décisifs contre la Zambie. (…) Mathématiquement, c’est un virage décisif, on ne doit faire aucun calcul. La victoire est impérative » , a insisté l’ancien coach de Grenade.

Oublier le faux-départ

« Disputer deux matchs intenses en trois jours est difficile, on ne peut rien faire devant cette situation, on est obligé de s’adapter. Je dois permettre aux joueurs de bien récupérer et utiliser le maximum de joueurs lors de ces deux rencontres pour ne pas les essouffler« , a ajouté Alcaraz, qui pourra compter sur un groupe surmotivé malgré des derniers mois délicats. « Oui, nous croyons dur comme fer à la qualification, mais cela ne va pas être facile« , a reconnu le milieu offensif Yacine Brahimi. « Il faudra gagner ces deux matchs face à la Zambie à commencer par la manche de Lusaka. Nous n’avons pas de calculs à faire. Nous sommes déterminés à nous transcender. Si nous parvenons à gagner les deux rencontres, on relancera nos chances« .

« Les qualifications ont mal débuté pour nous, mais nous avons encore les cartes en mains. Le plus important est de se focaliser sur nous-mêmes et pas sur l’adversaire« , conclut le défenseur Carl Medjani. Peu flamboyants à l’extérieur au cours des derniers mois, les Fennecs doivent absolument retrouver de leur éclat face à des Zambiens privés de leur maestro Rainford Kalaba