Aussi sulfureux qu’attachant et à la gouaille sans pareille, le président de Montpellier, Louis Nicollin, est décédé jeudi le jour de ses 74 ans à la suite d’un malaise cardiaque. Sous le choc après cette disparition, deux anciens du MHSC, Henri Bedimo et Habib Bamogo, ont exprimé leur émotion dans les colonnes de France Football.

« On était tous ses enfants. Il tapait sur nous quand il n’était pas content, mais c’est parce qu’il nous adorait. Derrière, il avait toujours des mots d’affection envers ses joueurs, que ce soit les anciens ou les nouveaux. C’était vraiment le papa, si tu avais un souci, tu venais le voir. Il te recevait, t’écoutait, s’intéressait à toi, il connaissait le nom de ta femme, de tes enfants…« , se souvient le Camerounais Bedimo. « Il m’a fait gagner un titre que je n’imaginais pas obtenir (en 2012, ndlr). Ça restera une fierté toute ma vie. (…) Nicollin, c’était l’un des derniers dinosaures. »

« C’est un véritable choc. J’ai perdu un proche. C’était quelqu’un de très attachant, de très généreux, quelqu’un qu’on n’oublie pas, toujours prêt à aider les autres, » ajoute le Burkinabè Bamogo. « C’était un président comme il n’y en a plus, qui aimait profondément son club, qui était prêt à tout pour son club. Il était atypique, il disait ce qu’il avait à dire, tout ce qu’il avait envie de dire, il ne mâchait pas ses mots, mais c’est aussi pour ça qu’on l’aimait. Toutes les personnes passées par le MHSC, en tant que joueur ou pas, il les aimait forcément. Il avait différentes façons de le montrer, surtout quand t’es joueur, mais même s’il te criait dessus, tu savais qu’au fond de lui il t’aimait.«