Sénégal-Maroc : pour Hervé Renard, “derrière l’histoire de la serviette, il y a quelque chose d’important que les gens ignorent”

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Ancien sélectionneur du Maroc et fin connaisseur du foot africain, Hervé Renard a révélé les dessous de la serviette qui a cristallisé l’attention en finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal.

Près d’un mois après la finale de la CAN 2025, l’affaire de la serviette fait toujours parler. Ancien sélectionneur du Maroc (2016-2019) et technicien averti du football africain pour avoir coaché pendant pratiquement 10 ans sur le continent, Hervé Renard a tenté d’expliquer le pourquoi du comment. 

Dans le podcast Colinterview, le Français passé par le Ghana, la Zambie, l’Angola, la Côte d’Ivoire ou encore par le club de l’USM Alger affirme que les tentatives de vol du matériel d’Edouard Mendy, le gardien sénégalais, ne sont pas anodines. 

“La serviette a quelque chose”, l’éclairage d’Hervé Renard

Elles sont liées à des croyances selon lesquelles le tissu contiendrait un pouvoir mystique. Un concept méconnu, qui échappe généralement à l’appréhension des Européens, développe le patron des Faucons Verts d’Arabie saoudite.

« Les gens qui ne connaissent pas l’Afrique, ils ne peuvent pas connaître la vraie raison de la serviette. La serviette a quelque chose. Si quelqu’un a voulu l’enlever, c’est pour perturber. Les gens en Europe ne comprennent pas. Mais il y a quelque chose derrière la serviette. (…) Est-ce qu’elle a été bénie ? (…) Après, c’est des croyances, et elles sont importantes en Afrique. Chacun voit la chose de son côté, comme il a envie de la voir, mais je vais le dire, ce n’était pas juste prendre une serviette. »

Sénégal-Maroc : pour Hervé Renard, “derrière l’histoire de la serviette, il y a quelque chose d’important que les gens ignorent”

Prudence Ahanogbe

Couteau suisse de la rédaction footballistique, je perce mon trou grâce au dépassement de soi. Sur mon versant gauche, un don indescriptible pour l’écriture, un peu comme Messi, et sur le versant droit, beaucoup de travail, à la Cristiano Ronaldo.