Pour l’instant maintenu en poste malgré la non-qualification pour la CAN 2019, le sélectionneur du Togo, Claude Le Roy, doit faire face à une importante mobilisation des supporters qui réclament son départ.

A l’initiative du Mouvement Martin Luther King (MMLK), une manifestation devait avoir lieu en ce sens ce samedi à Lomé. Mais les autorités l’ont interdite et les organisateurs ont décidé de la remplacer par un sit-in devant le stade Municipal à partir de 8h. D’après les premières informations, celui-ci n’a pas pu aller à son terme et les forces de l’ordre sont intervenues pour le disperser en utilisant du gaz lacrymogène…

Pour rappel, Le Roy a provoqué la colère des supporters en déclarant d’abord en novembre : « Je donne rendez-vous après le 6è match (des éliminatoires de la CAN). Si on n’est pas qualifié, ce sera bien évidemment la fin de mon aventure togolaise, puisque ce sera la fin de mon contrat. Logiquement il n’y aura même pas à revenir là-dessus» . Avant de faire machine arrière en déclarant la semaine dernière sur Canal+ : « Si c’est pour entendre le mot démission de ma bouche, jamais je ne le prononcerai» . Depuis, la situation est particulièrement tendue et c’est probablement le président de la République, Faure Gnassingbé, qui va trancher dans cet épineux dossier…

Le communiqué du MMLK

« Après trois ans à la tête des Éperviers du Togo, Claude Le Roy a excellé dans la médiocrité avec un bilan catastrophique. Ayant endeuillé et plongé le football togolais dans le gouffre sans victoire éclatante des Éperviers lors de leurs rencontres en 36 mois, Claude Le Roy n’a aucune raison de vouloir se faire reconduire ou maintenir comme sélectionneur du Togo. Pour cause, son contrat est à terme et l’objectif assigné n’est pas atteint, c’est à dire la qualification des Éperviers pour la CAN 2019. Aussi, est-il trop onéreux et budgétivore pour l’Etat togolais dont le coût annuel serait évalué à un demi-milliard de Francs. Par conséquent, le départ du vieux Français n’est plus à négocier et cela dans un délai raisonnable. Le peuple togolais blessé dans son amour propre pendant les trois ans de paradis doré de cet entraîneur au Togo, ne saurait plus accepter une éventuelle tergiversation ou hésitation au sujet d’un contrat à terme pour un objectif non atteint. »